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Catégorie La Rubrique - Les Valeurs Ancestrales :
10.10.2008 - Les Valeurs Ancestrales : VI - Sidna Mohammed, Sceau des Prophètes ... (Suite ...)
La Rubrique – Les Valeurs Ancestrales :
VI – Sidna Mohammed,
Sceau des Prophètes
Sur la Différence des
Systèmes Chronologiques
Par : Mohammad Ibn Jarir Tabari
Selon Jaber Ibn Abdallah, le
Prophète Sidna Mohammed, que la
bénédiction et le salut de
Dieu soient sur Lui, étant en voyage, vit un
rassemblement autour d'un
homme qu'on abritait du soleil
Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-il.
- C'est un homme qui jeûne, lui répondit-on.
- Ce n'est pas un acte de
dévotion que de jeûner en voyage ».
Traduction : Association Al Imam AL BOUKHARI

Al Madina Al Mounaouara
Suite :
J'ai lu dans toutes les traditions qu'Abou-Bakr, après sa conversion, tint sa foi secrète; mais chaque fois qu'il se trouvait dans la mosquée à causer avec quelqu'un, il lui en parlait et l'engageait à l'islamisme ; il conduisait auprès du Prophète ceux qui acceptaient ; et ils prononçaient la profession de foi. Le premier qui fut converti par Abou-Bakr fut Othmân, fils d'Affân ; il convertit ensuite Abderrahman, fils d'Aouf, puis Zobaïr, fils d'Awwâm, puis Talhâ, fils d'Obaïdallah, puis Saad, fils d'Abou-Waqqâs. Ils furent ainsi trente-neuf adhérents, qui tenaient leur foi secrète. Ils n'osaient pas se rendre à la mosquée de La Mecque pour prier, ni eux ni le Prophète : ils priaient, soit à la maison, soit sur le mont Hirâ.
Le premier qui en eut connaissance fut Abou-Tâlib, qui demanda à Mohammed quelle était la religion qu'il avait établie. Le Prophète le lui dit et voulut le convertir. Abou-Tâlib lui répondit : Je ne veux pas abandonner ma religion, qui est celle de mes pères ; si Dieu t'a ordonné cette œuvre, accomplis-la, je te protègerai, et personne ne pourra te molester. Un jour, Abou-Tâlib vit Ali faire la prière. Il lui dit : Mon fils, qu'est-ce que ce culte ? Ali, craignant la colère de son père, répondit : c'est Mohammed, le Prophète de Dieu, qui m'a converti à cette religion. Abou-Tâlib dit : Si Mohammed te l'a dit ainsi, observe-le ; car Mohammed n'a jamais dit et ne dit pas le mensonge.
On disait, dans les réunions de la mosquée, que Mohammed avait fondé une nouvelle religion, qu'il prétendait être le Prophète de Dieu et avoir reçu de Dieu un message, que quelques personnes avaient cru en lui et pratiquaient la prière en secret. Abou-Djahl, fils de Hischâm, parla ainsi : Si j'apprends que quelqu'un ait cru en lui, j'écraserai sa tête comme celle d'un serpent ; et si je vois Mohammed venir à la mosquée et adorer un autre objet que Hobal, je lui lancerai à la tête une pierre et ferai jaillir son cerveau ; et Abou-Tâlib perdra le commandement, quand j'aurai frappé son neveu.
Abou-Tâlib était le chef des descendants de Hâschim : le chef des Benî-Makhzoum était Abou-Djahl, fils de Hischâm qui portait le surnom d'Abou-‘l-‘Hikam.
C'est le Prophète qui l'avait appelé Abou-Djahl. Le chef des Beni-Adî était Omar, fils d'Al-Khattâb, dont le pouvoir était égal à celui d'Abou-Djahl. Après Abou-Tâlib, le commandement des Beni-Hâschim passa à Abbâs, son frère, qui était ami du Prophète, mais qui ne pouvait pas le protéger contre les incrédules. Le plus hostile de ceux-ci, parmi les Hâschimites et les oncles de Mohammed, était Abou-Lahab, fils d'Abdou'l-Motalib ; les plus hostiles des Beni-Makhzoum étaient Abou-Djahl et Walîd, fils de Moghaïra et, parmi les Benî-‘Adî, ‘Omar, fils d'Al-Khattâb. Le Prophète avait le désir de faire la prière dans la mosquée, mais il ne l'osait pas, craignant Abou-Djahl et Omar, les deux personnages les plus puissants de La Mecque et ses plus grands adversaires. Lorsque ses sectateurs furent au nombre de trente-neuf personnes, le Prophète adressa à Dieu la prière suivante : Dieu, tu sais que ta religion n'a pas de plus grands ennemis parmi les hommes que ces deux personnages : Abou-Djahl et ‘Omar, fils d'Al Khatâb.
Dirige celui des deux que tu préfères dans la bonne voie, et favorise le de l'islamisme, afin que cette religion soit répandue par lui. Mohammed Ben-Djarîr n'a pas raconté dans son livre la conversion d'Omar, fils d'Al-Khattâb, quoique ce soit un récit agréable. Je vais le rapporter tel que je l'ai lu dans d'autres livres, comme je viens de rapporter la conversion d'Abou-Bakr Eç-çiddiq. ‘Omar avait une sœur mariée à Tal'hâ, fils d'Obaïdallah. Un jour, Omar, venant chez sa sœur, entendit qu'elle récitait le Coran. Il entra dans la maison et lui dit : Qu'est-ce-que tu viens de réciter ? Est-ce que tu as embrassé la religion de ce fou ? Sa sœur lui répondit : il n'est pas fou ; il est le Prophète de Dieu. Omar dit : laisse-moi voir l'écrit que tu viens de lire. Sa sœur répliqua : tu le souillerais ; tu ne dois pas le toucher. Omar dit : Que dois-je faire pour me purifier ? – Il faut te laver la tête et corps.
Omar ayant fait ainsi à l'instant même, sa sœur lui remit l'écrit, et Omar y lut les versets suivants: “ Au nom du Dieu Clément et Miséricordieux. Ta Ha. Nous ne t'avons pas envoyé le Coran pour que tu sois malheureux, mais pour servir d'avertissement à celui qui craint Dieu. Il est envoyé par celui qui a créé la terre et les cieux élevés ”, etc. (Sur. XX ; vers. 1 et suiv.) Omar dit : S'il en est ainsi, l'idolâtrie que nous pratiquons est absurde, et nos dieux ne sont rien. Il dit ensuite à sa sœur : Où est Mohammed ? Elle répliqua : Si tu ne veux rien lui dire (de désagréable), je te conduirai auprès de lui. Omar le promit, et sa sœur le conduisit chez le Prophète, dans la maison de Khadija. Lorsque Omar entra dans l'appartement, le Prophète lui : Pourquoi viens-tu ? – Je viens, dit ‘Omar, embrasser ta religion. Le Prophète lui dit : Grâces soient rendues à Dieu de ce qu'il a exaucé ma prière en ce qui te concerne, et non en ce qui concerne ton ami Abou-Djahl. Omar prononça la formule de foi et dit ensuite au Prophète : Que faut-il faire maintenant ? – Il faut accomplir la prière, dit Mohammed. Qu'est-ce que la prière ?
– C'est l'action de prier Dieu. Où faut-il prier ? Pour le moment dit Mohammed, il faut le faire en secret, jusqu'à ce que nous puissions le faire publiquement.
Omar dit : Nous avons adoré Lât et Hobal en public, et nous devrions adorer Dieu en secret ! Viens, sortons.
Le Prophète et tous ses compagnons se rendirent à la mosquée, firent les tournées autour du temple et prièrent en public. Les principaux personnages qoraïschites qui s'y trouvaient n'osèrent rien dire, parce que Omar était avec le Prophète. A partir de ce moment, Mohammed y accomplissait sa prière, et venait librement au temple, lui et ses compagnons. Trois ans après, Dieu lui envoya ce verset : “ O apôtre, fais connaître ce qui t'a été envoyé de la part de ton Seigneur ”, etc. (Sur. V, vers. 71) Alors le Prophète adressa publiquement sa prédication à tous.
Prédication publique de l'islamisme Après avoir reçu ce verset, le Prophète se rendit au temple de la Kaâba et le récita devant les hommes. C'est dans la mosquée qu'il leur adressa le premier appel. Ensuite il alla au mont çafâ, éleva la voix, et tous les habitants de La Mecque s'y réunirent. Mohammed leur parla ainsi : Quelle conduite ai-je tenue parmi vous ? Ils répondirent: Tu es un homme véridique et sûr ; nous n'avons jamais entendu de toi un mensonge. Mohammed reprit : Maintenant je dis : Je suis l'apôtre de Dieu, envoyé vers vous.
Adorez Dieu et abandonnez les idoles, sinon le châtiment descendra sur vous du ciel et vous serez exterminés. Abou-Lahab, son oncle, qui se trouvait dans l'assistance, se leva et dit : Toi, Mohammed, tu veux nous appeler à une religion. Sois maudit, toi et ta religion. Il engagea le peuple à se retirer, en disant : Allez, ce Mohammed est fou. Alors Dieu envoya à son intention les versets suivants : “Que les deux mains d'Abou-Lahab périssent”, etc. (Sur. CXI, vers I et suiv). Abou-Lahab, par hostilité envers le Prophète, avait l'habitude de mettre des épines sur son chemin et sur celui de ses amis, de sorte qu'ils se blessaient les pieds. Sa femme faisait de même. Ensuite Dieu envoya à Mohammed le verset suivant : “ Adresse l'appel à tes proches parents ”. (Sur. XXVI, vers. 214).
Source : Le Matin
A Suivre . . .
Posté le 10/10/2008 | 18 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
03.10.2008 - Les Valeurs Ancestrales : V - Sidna Mohammed Sceau des Prophètes (Suite . . . )
La Rubrique – Les Valeurs Ancestrales :
V – Sidna Mohammed,
Sceau des Prophètes
Sur la Différence des
Systèmes Chronologiques
Par : Mohammad Ibn Jarir Tabari
Selon Aïcha, Hamza Ibn Amr
Al Aslami a dit au
Prophète Sidna Mohammed que La
Bénédiction et Le Salut de Dieu Soient sur Lui :
Dois-je jeûner en voyage ?
Car il jeûnait beaucoup, l'envoyé de
Dieu lui répondit :
« Si tu veux jeûner et si tu ne veux pas ne le fais pas».
Traduction : Association Al Imam AL BOUKHARI

Le Mont de la Lumière . Jabal Ennour
Suite :
Quant à Mohammed, il n'a jamais bu de vin, ni avant, ni après sa mission prophétique. Quand Khouwaïlid fut ivre, Abou-Talib lui fit la demande de Khadija ; Khouwailid consentit, et l'on conclut le mariage. A la tombée de la nuit, les hôtes se retirèrent, et Khadija fit coucher son père et le couvrit d'aromates, de khalouq et de safran. Il était d'usage chez les Arabes que, lorsqu'un père mariait sa fille, il se couvrit d'aromates, de khalouq et de safran.
Au matin, lorsque Khouwailid se réveilla, voyant ces aromates, il dit : «Que signifie ceci ?» On lui répondit : «Tu as marié hier Khadija à Mohammed, le neveu d'Abou-Talib». Khouwailid le nia. On lui dit : «Tu lui as donné Khadija en présence de tous les Qoraïschites et des habitants de La Mecque». Alors il se rendit auprès de Khadija et lui dit : «Que signifie ce langage, que je t'aurais mariée hier à Mohammed ?» Khadija répondit : «Tu le sais bien, que te dirai-je ?» Khouwailid dit : «J'irai aujourd'hui dans l'assemblée des Qoraïschites, au temple de Ka'ba, et je me dédirai, j'intenterai un procès à Abou-Talib et je querellerai Mohammed, afin qu'il te répudie». Khadija dit : «Ne le fais pas, tu me déshonorerais ; si ce n'est pas une honte de séparer une femme de son mari, il est déshonorant pour elle de le quitter si tôt. Je suis une femme considérée ; personne ne me soupçonne de rien, on dira donc que tu as conclu cette affaire avec Abou-Talib, par amitié pour lui. Mais si tu en fais un litige, on causera sur moi, et cela sera fâcheux pour moi».
Khouwailid répliqua : «Les personnages les plus importants de La Mecque t'ont demandée en mariage, et j'ai refusé de te donner, et je t'accorderais maintenant à un homme pauvre ! Que dira-t-on ?» Khadija répondit : «On sait que je n'ai pas besoin de la fortune d'un autre ; ce qu'il faut, c'est que j'épouse un homme qui soit mon égal. Or Mohammed est mon égal dans la famille des Qoraïschites ; il a une bonne réputation parmi les hommes, il est connu pour sa probité et son honnêteté, personne ne le soupçonne d'aucun des vices dont on accuse d'ordinaire les jeunes gens. Plus tu considéreras cette affaire, plus elle te semblera acceptable». Khouwailid garda le silence, et ne parla plus de ce mariage.
Le lendemain, Khadija installa Mohammed chez elle. Quelques traditions rapportent que le père de Khadija était déjà mort, et que c'est son oncle Amr, fis d'Asad, qui la maria.
Mohammed était marié avec Khadija depuis quinze ans, lorsque, à l'âge de quarante ans, il reçut sa mission prophétique ; Khadija , à partir de cette époque, vécut encore cinq ans. C'est elle qui la première embrassa l'islam. Elle mourut après avoir vécu vingt ans avec Mohammed, et, pendant ce temps, Mohammed, par affection pour elle, n'avait pas pris d'autre femme. Il avait eu d'elle trois fils et quatre filles. Ses fis étaient : Qâsim, qui fit donner à Mohammed le surnom d'Abou l'-Qâsim, Tahir et Tayyib. Les quatre filles se nommaient : la première, Zaïnab, la deuxième, Roqayya, la troisième, Oum-Kolthoum, et la quatrième, Fatima. Les trois fils moururent avant sa mission, mais ses autres filles survécurent.
Mohammed usait généreusement de la fortune de Khadija, tous les habitants de La Mecque s'accordaient à reconnaître son influence et sa droiture; on l'appelait Mohammed Al-Amin. Quiconque avait un dépôt à placer le lui apportait, et tous ceux qui avaient un litige entre eux venaient le soumettre à son arbitrage. C'était l'opinion générale que, lorsque Abou-Talib viendrait à mourir, il n'y aurait pas d'homme plus digne que Mohammed d'exercer le gouvernement de La Mecque.
Lorsque Mohammed fut âgé de trente-cinq ans, les Qoraïschites démolirent le temple de la Ka'ba pour le reconstruire à nouveau. Au moment de poser la pierre Noire, tous avaient la prétention de le faire. Alors ils convinrent de réserver cet honneur à Mohammed, qui posa la pierre de ses propres mains.
Reconstruction du temple de la Ka'ba
Le temple de la Ka'ba n'avait pas été touché depuis le temps d'Abraham. La cause pour laquelle on le démolit fut la suivante : Abraham et Ismaël l'ayant construit entre deux collines, sur le sol plat, chaque fois que la pluie formait un torrent, l'eau entrait dans le temple. Depuis de longues années on avait l'intention de le démolir, pour exhausser le sol, afin d'empêcher l'eau de pénétrer dans l'édifice, mais personne n'avait osé y porter la main. Les Qoraïschites étaient divisés en quatre grandes tribus: les Benî-Haschim, les Benî-Makhzoum, les Benî Oumayya et les Benî-Zohra.
On attribua à chacune de ces tribus, auxquelles ont adjoignit les autres habitants de La Mecque, la démolition de l'un des quatre côtés de l'édifice ; les Beni-Djouma'h et les Beni-Sahm furent chargés de la réparation du toit. On convint d'un commun accord de commencer la démolition tous, en même temps, afin que, si Dieu punissait l'entreprise, le châtiment frappât tout le monde également. Alors ils vinrent un jour, puis le jour suivant, ensuite le troisième et le quatrième jour, munis de pioches, se tenant à distance du temple, et personne n'osait commencer. Le cinquième jour, Walid, fils de Moghaïra, le doyen d'âge des Beni-Makhzoum, s'approcha et dit: «Ô hommes, il ne fallait pas prendre cette résolution. Mais maintenant que vous l'avez prise, il faut la mettre à exécution».
Dieu connaît nos intentions relativement à ce temple. Les autres lui répondirent : «Tu es les plus âgé ; commence toi-même». Walid saisit sa pioche, s'approcha du mur de l'édifice, du côté qui avait été assigné aux Beni-Makhzoum, et dit : «Ô Seigneur, tu sais que notre intention, dans cette œuvre de destruction, est la reconstruction de ce temple, que nous voulons rebâtir plus solidement qu'il n'est à présent». Ensuite, il attaqua avec sa pioche un coin du mur, et pratiqua de ce côté une large ouverture.
Les autres le regardèrent de loin, et aucun d'eux n'osa s'approcher. Puis Walid s'en alla ; tous les autres s'en retournèrent également, en disant: «Si, cette nuit, il n'arrive à Walid aucun accident, nous nous mettrons tous demain, à démolir le temple. La nuit s'étant bien passée pour Walid, ils revinrent le lendemain, et chacun se mit attaquer son côté, et la démolition fut achevée jusqu'au ras du sol ; ils continuèrent au-dessous du sol, jusqu'à la profondeur de la taille d'un homme. Alors ils rencontrèrent une pierre verte, qui résistait à l'action du fer. Elle formait le fondement du temple, dont il est dit dans le Coran.
«Et lorsque Abraham et Ismaël eurent élevé les fondations de la maison… » (Sur. II vers. 121). Lorsqu'ils ne purent pas pénétrer plus avant, ils entassèrent immédiatement au-dessus de ces fondations des pierres, comme on les voit encore aujourd'hui, et élevèrent ces soubassements au-dessus du sol, à la hauteur d'un homme ; ensuite ils commencèrent la maçonnerie. De cette façon, ils étaient sûrs que l'eau des torrents qui viendrait assaillir les murs ne pourrait plus les endommager. Ils élevèrent les quatre murs à leur hauteur primitive, formés chacun d'une seule pierre, et ces pierres furent adaptées les unes aux autres, de même que le toit. Ensuite ils fixèrent la porte, la même porte, de fer, couverte de plaques d'or, qui avait été fabriquée par Aboul'I-Mottalib, et qui existe encore aujourd'hui.
Au moment où l'on devait poser la pierre Noire à l'endroit où elle était placée auparavant, les quatre tribus des Qoraîchites, les Beni-Haschim, les Beni-Makhzoum, les Beni Djouma'h et les Beni-Sahm se disputèrent l'honneur de la poser.
Chaque tribu et chaque parti prétendait y avoir plus droit que les autres, alléguant sa plus grandes noblesse, sa puissance ou sa gloire parmi les Arabes.
Alors les anciens des quatre sections se réunirent en assemblée à la mosquée ; la pierre Noire était placée devant eux. Chaque parti faisait valoir sa gloire et celle de ses ancêtres. Les uns disaient : «Nos ancêtres ont combattu à telle journée, dans telle guerre, à telle époque : notre noblesse a la prééminence». Les autres alléguaient leur noblesse et celle de leur famille et leurs origines. Ces discours se prolongèrent pendant quatre ou cinq jours. Les anciens se réunissaient et se séparaient chaque jour, en tenant le même langage, et s'accusaient entre eux de mensonge ; ils s'injuriaient et lançaient les uns contre les autres les pierres du temple. Cette lutte durant toujours, ils allaient en venir à se combattre.
Dans cette crainte, les anciens s'étant réunis un jour. Walid, fils de Moghaïra, le doyen d'âge, les exhorte à cesser cette contestation pour éviter la guerre civile, et il leur dit : Convenons entre nous de prendre pour arbitre le premier homme qui entrera dans le temple, et de nous soumettre à sa décision pour savoir qui posera cette pierre. Tous consentirent et s'engagèrent par serment. Ils étaient encore à parler lorsque Mohammed parut au loin. Ils s'écrièrent : C'est Mohammed Al-Amîn qui vient, nous acceptons son arbitrage. Mohammed prit place parmi eux, et ils lui firent part de leur convention, en lui disant : nous accepterons ta décision : tu désigneras celui qui aura l'honneur de poser à sa place la pierre Noire.
Mohammed ôta de ses épaules son manteau, l'étendit par terre, plaça la pierre au milieu de ce vêtement et dit : Que chacun des quatre partis saisisse un coin du manteau et l'élève à la hauteur du mur du temple. Vous tous participerez ainsi à l'honneur.
Fort heureux de voir cesser leur lutte, les quatre partis, les Benî-Hâschim, les Benî-Oumayya, les Benî- Mâkhzoum et les Benî-Zohra, saisirent chacun un coin du manteau et le soulevèrent, avec la pierre posée au milieu, jusqu'à la hauteur du mur.
Ensuite ils dirent : Qui prendra maintenant la pierre pour la poser à la place où elle doit être sur le mur ? Mohammed dit : Maintenant que vous avez tous eu une part de l'honneur d'avoir soulevé la pierre, mettez-vous d'accord sur la personne qui devra la poser. Ils désignèrent tous unanimement Mohammed, qui prit de sa main la pierre et la posa sur le mur à la place qu'elle devait occuper. La maçonnerie du temple fut terminée, mais il restait à faire la toiture, et, à cette époque, il n'y avait à la Mecque ni bois, ni charpentier. Or un vaisseau marchand contenant du bois ayant abordé à Djeddah, les Mecquois achetèrent ce bois et chargèrent de la construction un charpentier copte, fixé à la Mecque. Suivant une autre tradition, rapportée par Mohammed Ben-Djarîr d'après les récits du livre Moubtedâ, le Nedjâschîn ke, roi d'Abyssinie, désirait faire construire, à Antioche en Syrie, une église qui porterait son nom.
A cet effet, ayant envoyé une personne pour évaluer les dépenses nécessaires et le bois qu'il faudrait, il rassembla tout le bois de petite et de grande dimension, coupé et préparé pour être mis en œuvre, le fit charger sur un grand vaisseau, y fit ajouter un surplus de bois, et fit monter sur le vaisseau d'habiles charpentiers et un inspecteur, avec l'argent nécessaire aux dépenses. Il les fit donc partir pour la Syrie, afin d'y construire l'église. Il y avait en Syrie quantité de bois, mais le roi d'Abyssinie voulait y employer son propre bois, suivant un de ces caprices habituels aux rois. Ce vaisseau, passant près de Djeddah, échoua ; le bois surnagea, les gens du vaisseau s'y placèrent, et le vent les porta à Djeddah, où ils abordèrent. Ils recueillirent et portèrent à terre tout le bois qui flottait à la surface de le mer. Ensuite l'inspecteur et les autres délibérèrent sur ce qu'ils devaient faire. Les uns disait : Nous sommes charpentiers, nous avons ici assez de bois pour construire un autre vaisseau et pour porter le reste en Syrie. Les autres disaient : (Cette petite quantité) ne serait pas digne du roi ; nous allons louer un autre vaisseau, par lequel nous nous ferons transporter. L'inspecteur dit : Je n'ose rien faire sans demander l'autorisation du roi ; je vais lui écrire ; nous attendrons ici ses ordres.
Lorsque les habitants de la Mecque eurent connaissance de cet événement, Abou-Talib et les anciens de la ville se rendirent à Djeddah, et demandèrent à l'inspecteur de lui acheter ce bois au prix qu'il voudrait. Ils lui dirent : Vends-nous ce bois, et prête-nous ces charpentiers pour un salaire que tu fixeras, car nous sommes en train de reconstruire le temple de la Ka'ba, ce temple qui a été élevé à Dieu par Abraham.
L'inspecteur répondit : Attendez que je demande les ordres du roi. Il loua un vaisseau, envoya un messager avec une lettre au Nedjâschî, lui raconta ce qui lui était arrivé, la perte du vaisseau, et lui demanda s'il devait revenir ou aller en Syrie. La fin de la lettre, il mentionna la proposition des habitants de la Mecque. Le Nadjâschî écrivit à l'inspecteur : Je donne tout ce bois au temple de la Ka'ba . Rends-toi à La Mecque avec les charpentiers, fais construire ce temple, et emploie l'argent que tu as avec toi aux dépenses de la construction. L'inspecteur fit ainsi ; ensuite il s'en retourna. Le temple existe encore aujourd'hui tel qu'il fut construit alors, sauf que Haddjâdj, fils de Yousouf, en détruisit avec une machine de guerre un coin, qu'il dit reconstruire tel qu'il avait été auparavant. Au moment de la construction du temple, Mohammed était âgé de trente-cinq ans. Lorsqu'il eut accompli sa quarantième année, il reçut sa mission prophètique.
Mission de Sida Mohammed
Lorsque Sidna Mohammed eut accompli sa quarantième année, Dieu envoya vers lui Gabriel, pour lui porter une vision. D'après une autre version, Mohammed avait alors quarante-trois ans. Mohammed Ben-Djarîr mentionne une tradition d'après laquelle le Prophète reçut la vision à l'âge de vingt ans.
Mais cela n'est pas exact ; car Mohammed a dit qu'aucun prophète n'a reçu sa mission avant l'âge de quarante ans, parce que ce n'est qu'à cet âge que la raison et l'intelligence arrivent à leur plein développement. Or, vers l'époque où Gabriel allait apporter à Mohammed sa mission prophétique, celui ci en remarquait les signes. Il voyait, la nuit, en songe, sans le connaître et non sans en éprouver de la crainte, Gabriel sous la forme d'un être énorme. Quand il marchait seul dans la ville de La Mecque, il entendait sortir des pierres, des décombres et des animaux, des voix qui lui disaient : «Salut à toi, ô Apôtre de Dieu !» Mohammed en éprouvait des craintes.
Il était d'usage parmi les Qoraïschites que tous ceux qui tenaient à la réputation d'hommes pieux se rendissent chaque année, au mois de rajab, sur le mont'Hira, pour y vivre jour et nuit dans le recueillement, désirant se retirer du commerce des hommes, et regardant cette solitude comme un acte de dévotion religieuse.
Cette pratique avait d'abord été en usage parmi les Benî-Hachim ; les autres tribus qoraïschites avaient suivi leur exemple ; mais les Benî-Hâschim l'observaient plus rigoureusement. Chaque tribu avait sur le sommet de la montagne un endroit où l'on avait élevé des constructions dans lesquelles on passait le temps de la retraite.
Cette année, Mohammed, en quittant la montagne, vint auprès de Khadîja et lui dit : «Ô Khadija, je crains de devenir fou».
- «Pourquoi ?» lui demanda celle-ci.
- «Parce que, dit-il, je remarque en moi les signes des possédés : quand je marche sur la route, j'entends des voix sortant de chaque pierre et de chaque colline ; et, dans la nuit, je vois en songe un être énorme qui se présente à moi, un être dont la tête touche le ciel et dont les pieds touchent la terre ; je ne le connais pas, et il s'approche de moi pour me saisir.
Khadîja lui dit : «Ô Mohammed, ne t'inquiète pas : avec les qualités que tu as, toi qui n'adores pas les idoles, qui t'abstiens du vin et de la débauche, qui fuis le mensonge, toi qui pratiques la probité, la générosité et la charité, tu n'as rien à craindre ; en considération de ces vertus, Dieu ne te laissera pas tomber sous le pouvoir du dîw ???. Avertis-moi, si tu vois quelque chose de ce genre».
Or, un jour, se trouvant dans sa maison avec Khadija, Mohammed dit : «O Khadija, cet être m'apparaît, je le vois »,
Khadija s'approcha de Mohammed; s'assit, le prit sur son sein et lui dit : «Le vois-tu encore ?
– Oui, dit-il.
Alors Khadija découvrit sa tête et ses cheveux, et dit : Le vois-tu maintenant?
– Non, dit Mohammed.
Khadija dit : Réjouis-toi, O Mohammed ; ce n'est pas d'un dîw, c'est un ange. Car si c'était un dîw, il n'aurait pas montré de respect pour ma chevelure et n'aurait pas disparu.
Quand Mohammed était triste, il se rendait sur le mont Hirâ et s'y livrait à la solitude, le soir, il rentrait à la maison, la figure triste et abattue. Khadija en était fort affligée.
Enfin, le jour arriva où Dieu fit parvenir à Mohammed sa mission prophétique.
Ce fut un lundi. Il est dit dans cet ouvrage (de Tabari) que ce fut le dix-huitième jour du mois de Ramadan. D'après d'autres traditions, ce fut le lundi, douzième jour du mois de Rabiâ Premier, que Mohammed reçut sa mission, le même jour du même mois où il était né, et qui fut plus tard, le jour de sa mort. La première de toutes les femmes qui embrassèrent l'islamisme fut Khadija ; le premier enfant fut Ali, et le premier de tous les hommes, Abou-Bakr. Toute cette nuit, et le jour suivant, le Prophète resta plongé dans la réflexion, et fut très soucieux, ne sachant pas à qui il révélerait d'abord son secret, craignant que les hommes ne le regardassent comme fou et qu'ils ne voulussent pas le croire.
Source : Le Matin
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Posté le 03/10/2008 | 133 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
26.09.2008 - Les Valeurs Ancestrales : IV - Sidna Mohammed . Sceau des Prophètes (Suite ...)
La Rubrique – Les Valeurs Ancestrales :
IV – Sidna Mohammed,
Sceau des Prophètes
Sur la Différence des
Systèmes Chronologiques
Suite …
Par : Mohammad Ibn Jarir Tabari
Selon Abou Salama qui avait
demandé à Aïcha comment le
Prophète Sidna Mohammed, que la
Bénédiction et le Salut de
Dieu soient sur Lui, faisait Sa
prière durant le mois de Ramadan ? Elle disait :
« Il ne dépassait pas onze "Racaa" au
cours du mois de Ramadan ou autre, il
faisait quatre " Racaa " qui étaient
longues et belles, puis il
faisait quatre autres aussi
belles et longues, ensuite il
faisait trois "Racaa" ».
Traduction : Association Al Imam AL BOUKHARI

Suite :
Abdallah et Abou Tâlib étaient nés de la même mère, nommée Fatima, fille d'Omrân, fils d'Amrou al Makhzou, Abdou'l-Mottalib, jeta le sort trois fois sur tous ses fils et trois fois le sort tomba sur Abdellah. Alors Abdou'l-Mottalib se disposait à le tuer. Abou Tâlib et ses autres fils vinrent tous et dirent à Abdou'l Mottalib qu'ils ne le souffriraient pas.
Abdou'l Mottalib leur dit : « Je me suis engagé par un vœu envers Dieu ; Dieu ayant fait réussir mon entreprise, je ne peux pas me soustraire à la nécessité de lui offrir en sacrifice un de mes fils, pour accomplir mon vœu ». Ses fils répliquèrent : « Nous ne te laisserons pas faire » et ils lui enlevèrent Abdallah, qui avait pour lui encore plus d'affection que les autres, alla trouver ses oncles des Bei Makhzoum, et leur dit que son père voulait offrir en sacrifice Abdellah. Les Beni Makhzoum se rendirent auprès d'Abdou'l Mottalib et lui déclarèrent qu'ils ne le souffriraient pas : ils lui dirent : « tu es le chef des Qoraïschites; si tu offres en sacrifice ton enfant, la coutume s'en maintiendra parmi eux, et la race des Qoraïschistes s'éteindra », Abdou'l-Mottalib répliqua: « Que faire ? Je me suis engagé par un vœu envers Dieu, et il faut que je l'accomplisse ».
Les autres dirent, Abraham, l'ami de Dieu, qui fut plus grand que toi, ayant fait vœu d'offrir en sacrifice Ismaël, reçut de Dieu une rançon pour son fils ; toi aussi offre une rançon à la place de ton fils Abdou'l-Mottalib dit : Que Dieu veuille accepter pour sa rançon tout ce que je possède ! Je sacrifierais volontiers tous mes biens; car il m'est le plus cher de tous mes enfants. Les autres dirent : il y a à Khaîbar une devineresse, la plus savante de ce temps ; il faut te rendre auprès d'elle ; elle te dira ce qu'il faut faire. Abdou'l Mottalib partit pour Khaïbar, avec Abdellah. Abbâs et Abou –Tâlib, et adressa sa demande à la devineresse.
Celle-ci dit : Place d'un côté dix chameaux, et de l'autre 'Abdellah ; puis consulte le sort. Si le sort tombe sur les chameaux, tu sauras que Dieu accepte la rançon de ton fils ; si le sort tombe sur ton fils, augmente le nombre des chameaux, et recommence, et augmente toujours le nombre jusqu'à ce que le sort tombe sur eux ; alors tu sauras que Dieu accepte cette rançon, t tu offriras les chameaux en sacrifice. Abdou'l-Mottalib retourna heureux à la Mecque. Il plaça dix chameaux en face d'Abdellah, et consulta le sort; le sort tomba sur Abdellah. Alors l ajouta dix autres chameaux, puis dix autres, et ainsi de suite ; enfin quand le nombre fut de cent chameaux, le sort tomba sur les chameaux. Abdou'l-Mottalib les offrit en sacrifice et en donna la chair aux pauvres. Le Prophète a dit : 'Je suis le fils de deux victimes' c'est-à-dire deux de mes ancêtres ont dû être immolés Ismaël et Abdellah ; mais Dieu a accordé à l'un et à l'autre une rançon. Lorsque Abdellah eut atteint l'âge viril, Abdou'l-Mottalib le maria avec Amina, fille de Wahb, fils d 'Abd-Manaf, fils de Zohra, de la tribu de Zohri, Abdellah ayant conduit sa femme dans sa maison vivait avec elle.
Il y avait à La Mecque un chrétien nommé Waraqa, fils de Naufal, qui était devin. Il avait une sœur devineresse, nommé Oumm-lqbâl ( ?).
Celle-ci, étant assise un jour à la porte de la Ka'ba, lorsque Abdallah en sorti et se dirigea vers sa maison, remarqua sur son front un éclat, qui était celui du Prophète. Elle avait lu dans les Ecritures que le Prophète devait naître. Elle appela Abdallah auprès d'elle et lui dit : Qui es-tu ? Il répondit : je suis le fils d'Abdou'Mottalib. Es-tu celui qu'Abdou'l Mottalib a voulu offrir en sacrifice, par suite de son vœu? – Oui, je suis, dit elle, la fille de Naufal, sœur de Waraqua; si tu me prends pour femme je te donnerai cent chameaux.
Elle ne savait pas qu'Abdellah était marié. Il consentit et lui dit : Reste ici, je vais à la maison pour en parler à mon père. Quand il entra dans sa maison, Amina se jeta à son cou ; cédant à sa passion, il s'unit à elle, et le Prophète fut conçu dans le sein d'Amina. L'éclat dont avait été entouré le front d'Abdellah avait disparu lorsqu'il se rendit ensuite auprès d'Oumm Iqbâl. Celle-ci ne voyant plus le rayonnement sur sa figure, reconnut que le trésor qu'il avait porté en lui était sorti de son corps. Ayant appris de lui qu'il avait une femme et qu'il venait de s'unir à elle. Oumm Iqbâl lui dit : va, je n'ai plus de désir. Abdallah s'en alla. Nous avons déjà raconté la naissance du Prophète et son histoire jusqu'au moment qu'il entra dans la maison d'Abdou Tâlib, qui le traitait avec bonté.
Il y resta jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans. Dans sa vingt-cinquième année, il épousa Khadija.
Mariage du
Prophète avec Khadija
Khadija était de la parenté de Mohammed de la tribu de Qoraïsch, elle était fille de Khouwalid, fils … d'Asad, fils d'Abdou'Lozza, fils de Qoçayy. Elle avait perdu son mari, qui lui avait laissé une fortune considérable, et elle faisait le commerce. Elle avait un affranchi, nommé Maïsara, homme probe et sûr, qu'elle env oyait, chaque année, avec une caravane de marchandises, en Syrie. Mohammed était connu parmi les Qoraïschiste pour sa probité, son honnêteté et sa droiture ; on l'appelait Mohammed-al-Amin (l'homme sûr). Lorsqu'on parla de lui à Khadija, elle le fit appeler et lui dit : fais, cette année, le voyage commercial en Syrie avec mon esclave. Il n'y avait presque personne à La Mecque qui eût une si grande quantité de marchandises que Khadija. Quelques-uns disent qu'elle engagea Mohammed pour un salaire, d'autres prétendent qu'elle le prit comme associé.
Mohammed partit avec Maïsora. Pendant le voyage, chaque fois que le soleil devenait brûlant, un nuage venait abriter la tête de Mohammed: quelquefois, il venait un ange qui lui donnait de l'ombre. Ces circonstances étaient observées par Maïsara. Arrivée près du territoire de la Syrie, la caravane fit halte près d'un ermitage, à l'ombre d'un arbre. Pendant que Mohammed dormait à l'ombre de cet arbre, à un certain moment, le soleil étant monté plus haut, l'ombre s'éloigna. Alors l'arbre se courba vers la terre, les branches s'étendirent du côté où tombaient les rayons du soleil, et abritèrent ainsi Mohammed.
L'anachorète qui habitait cet ermitage, regardant au dehors et voyant (ce phénomène), descendit et demanda. Ayant été conduit auprès de Maïsara, il lui dit : qui est cet homme qui dort là ? Maïsara répondit : c'est un de mes serviteurs. L'anachorète dit : Garde-toi de le considérer comme un serviteur ; il est prophète de Dieu, c'est le plus parfait de tous les êtres. Ensuite, les gens de la caravane entrèrent en Syrie et vendirent les marchandises ; les objets qu'ils avaient achetés pour un dirham : ils les vendirent avec un profit de dix dirhams ; puis il s'en retournèrent.
Quand la caravane de Maïsara rentra à La Mecque (cette circonstance ne se trouve pas rapportée dans cet ouvrage de Tabari, elle se trouve dans d'autres traditions), Khadija, assise sur son balcon et regardant sur la place, remarqua que Mohammed sur le chameau, au milieu de la caravane, était abrité par un nuage contre l'ardeur du soleil. Elle s'en étonna en silence. Lorsque toutes les marchandises furent vendues avec grand profit, Khadija dit à Maïsara : « Ce jeune homme de la famille de Hâschim m'a porté bonheur ; quand tu conduiras encore une caravane, prends-le avec toi. Alors Maïsara lui raconta ce qu'il avait vu concernant Mohammed pendant le voyage, ainsi que les paroles de l'anachorète. Khadija, qui était une femme intelligente, dont les affaires étaient très étendues et la fortune considérable, avait été demandée en mariage par les principaux personnages de La Mecque ; mais elle n'en avait accepté aucun. Elle appela Sidna Mohammed (P.S) et lui dit :
«Tu sais que je suis une femme considérée et que je n'ai pas besoin d'un mari. J'ai refusé tous les hommes importants qui m'ont demandée. J'ai jeté les yeux sur toi, car je t'ai trouvé honnête, et tu prendras soin de ma fortune. Va trouver ton oncle Abou-Talib et dis-lui qu'il me demande pour toi à mon père».
Le père de Khadija, Khouwailid, vivait encore. Mohammed parla à Abou-Tâlib, qui alla trouver Khouwailid et lui demande la main de Khadija pour Mohammed. Khouwailid lui dit : «Tous les grands personnages parmi les Qoraischites ont demandé ma fille en mariage; je ne la leur ai pas accordée; et je la donnerais maintenant à un orphelin pauvre? La réponse de Khouwailid fut rapportée à Khadija, qui invita les principaux habitants de La Mecque, son père, Abou-Tâlib et Mohammed. Elle dit à ce dernier : «Dis à Abou-Tâlib que, lorsque mon père sera ivre, il me demande en mariage dans cette réunion même, sans tarder». Khadija fit verser à son père du vin en grande quantité et plus qu'à Abou-Talib.
Source : Le Matin
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Posté le 26/09/2008 | 25 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
18.09.2008 - Les Valeurs Ancestrales : III - Sidna Mohammed, Sceau des Prophètes (Suite . . . )
La Rubrique – Les Valeurs Ancestrales :
III – Sidna Mohammed,
Sceau des Prophètes
Sur la Différence des
Systèmes Chronologiques
Par : Mohammad Ibn Jarir Tabari
Selon Abou Horaira, le Prophète
Sidna Mohammed, que la
Bénédiction et le Salut
de Dieu soient sur lui, a dit :
« Celui qui par oubli, mange ou boit,
doit continuer à jeûner, car c'est
Dieu qui fait qu'il a mangé ou bu ».
Traduction : Association Al Imam AL BOUKHARI

Masjid –Mosquée- Al Kiblatayn
Suite :
Il tuait des chameaux et offrait aux pèlerins de grands repas, et faisait mettre à un endroit de grandes quantités de dattes et de gruau.
Lorsque les pèlerins accomplissent leurs tournées et qu'ils revenaient d'Arafat à La Mecque, Qoçayy traitait toute la foule, qu'elle fût de cent mille hommes ou plus à Bat'ha; il faisait étendre des nattes de cuir rouge et faisait servir la nourriture à tous, riches et pauvres. Puis il prenait des informations sur la position des gens ; ceux qui n'avaient pas de provisions recevaient de lui des dattes, de la farine, des gâteaux et autres choses, et tous s'en retournaient de la réunion annuelle chargés de vivres.
C'est à cause de ces enquêtes que Qoçayy reçut le nom de Qoraïsch. D'autres prétendent que Qoraïsch est le nom d'un cheval marin, qui épouvante tout ce qui habite la mer, poissons et autres animaux. Comme Qoçayy et son peuple avaient pris le dessus sur les Khozâ'a, on les avait appelés Qoraïsch par métaphore. Abdallah, fils d'Abbas, a dit à ce sujet le vers suivant :
«Qoraïsch qui est (cet animal) qui habite la mer, du nom duquel s'appellent les Qoraïschites».
Donc Qoçayy exerçait le pouvoir, à La Mecque, sur les Qoraïschites et sur les autres. Après lui, le gouvernement passa à ses descendants, de père en fils, d'abord à son fils Abd-Manâf, qui eut pour successeur son fils Hâschim, à qui succéda son fils Abou'l-Motalib, qui le laissa à son fils Abou-Tâlib, nommé aussi Abd-Manâf. La prééminence des Qoraïchites était reconnue par tous les Arabes et l'a été jusqu'à ce jour.
Qoçayy, après avoir enlevé le pouvoir aux Khozâ'ites, avait ajouté aux prérogatives du Hidjâba et du Siqâya quatre autres attributions, à savoir : le Rifâda, le Nîrân, le Liwa et le Nadwa… Quiconque réunissait entre ses mains ces six prérogatives avait le gouvernement de La Mecque. Le Rifâda consistait dans l'attribution de nourrir les pèlerins, comme nous avons dit que le faisait Qoçayy, chaque année, en traitant les riches et les pauvres, un soir à Mouzdalifa, l'autre soir à La Mecque. En effet, le jour où les pèlerins vont à Arafât, restant toute la journée jusqu'au coucher du soleil, sur pied, sur le sommet de la montagne d'Arafat, à prier, personne n'a le temps de préparer le repas du soir. Il réunissait tous les pèlerins et tous mangeaient à satiété et se couchaient ensuite. Puis, à la fin du pèlerinage lorsqu'ils faisaient les dernières tournées à La Mecque, il les traitait de la même façon et donnait à tous les pauvres des provisions de voyage autant qu'il leur en fallait jusqu'à leur retour dans leur pays.
Cette distribution de nourriture s'appelle rifâda, car le verbe rafada veut dire «donner du secours». Cette coutume s'est maintenue jusqu'à aujourd'hui : le sultan fait donner un repas à Mouzdalifa et fait distribuer aux pèlerins pauvres des subsistances.
Khaïzerâne, la mère de Haroun ar-Raschid, donnait ce repas chaque année, et après elle, Zebidé, femme de Haroun ar-Raschid, fille de Dja'far al-Mançour ; ensuite Scha'b, mère de Mouqtadir.
Le Nîrân est l'éclairage par des feux, lorsque les pèlerins reviennent, dans l'obscurité de la nuit, d'Arafat, afin que personne ne s'égare sur la route de Mouzdalifa.
Le Liwa (drapeau) consistait dans la pratique suivante : chaque fois que Qoçayy faisait partir de La Mecque une expédition guerrière, il mettait à la tête de l'armée un chef qui recevait de ses mains le drapeau, une pièce d'étoffe de soie blanche que Qoçayy lui-même attachait au bout d'une lance comme signe de commandement. Cette coutume se perpétua depuis lors parmi les descendants de Qoçayy et fut aussi maintenue par le Prophète qui, chaque fois qu'il envoyait un général contre une ville, attachait de ses propres mains le Liwa.
Le Nadwa ou conseil était une institution qui avait également été établie par Qoçayy. Pour toute affaire qu'il voulait entreprendre, il réunissait les Qoraïschites et les principaux habitants relativement aux affaires des citoyens. Elle n'avait de force si elle n'avait été délibérée dans la maison de Qoçayy où ils se réunissaient en conseil appelé Nadwa. Qoçayy avait acheté, à cet effet, une maison à côté du temple qui reçut le nom de Dâr-en-Nadwa et cette maison appartenait aux Qoraïschites. Cette institution dura jusqu'au moment où le Prophète prit la ville de La Mecque. Le jour où il y entra et détruisit toutes les coutumes du paganisme, il abolit aussi le Dâr-en-Nadwa.
Donc, Qoçayy réunissait entre ses mains ces six attributs du pouvoir : le Hidjâba, le Siqâya, le Rifâda, le Liwa, le Nîrân et le Nadwa. Qoçayy avait quatre fils : Abd ben Qoçayy, Abd ed-Dâr, Abdou'l-Ozza et Abd-Manâf. Ce dernier était le plus jeune; c'est de lui que descend le Prophète. Qoçayy l'aimait plus que ses autres fils. On lui avait donné le sobriquet Qamrâ, à cause de sa beauté; son véritable nom était Moghîra ; mais sa mère, l'ayant amené auprès de Manâf, une des idoles qui se trouvaient dans la Ka'ba, l'avait placé devant l'idole et avait dit : «Voilà le serviteur de Manâf» (Abd Manâf). Ce nom lui est resté et a prévalu sur ses autres noms. Qoçayy, en mourant, légua les six attributs du gouvernement à Abd-Manâf, en lui disant : Ô mon fils, il importe peu que tu diminues le pouvoir d'une de ces prérogatives ; mais ne renonce jamais au Rifâda, c'est-à-dire à la prérogative de traiter les pèlerins ; car vous êtes les ministres du temple de Dieu et les pèlerins sont les hôtes de Dieu, vous avez plus que qui que se soit le droit de leur donner l'hospitalité.
Abd-Manâf eut soin de conserver ces attributs et exerça le pouvoir sur La Mecque, le Hedjâz et sur tous les Arabes. Son autorité était plus grande que celle de son père Qoçayy qui n'avait pas eu une fortune suffisante pour ses besoins. Chaque année, à l'époque du pèlerinage, il avait fait la distribution de vivres aux pèlerins, en partie à ses propres dépens, et pour une partie il avait demandé une contribution aux Qoraïchites ; et au bout de l'année, il se trouvait avoir contracté une certaine dette. Abd-Manâf qui avait beaucoup de biens, faisait cette distribution de ses propres ressources sans rien demander aux Qoraïschites.
Même en dehors de l'époque du pèlerinage, Abd-Manâf faisait tuer des chameaux et en donnait la chair aux pauvres, et si le vent du nord soufflait pendant dix jours consécutifs, il tuait chaque jour un nouveau chameau. C'est lui qui introduisit la coutume d'offrir aux repas du Rifâda la boisson de miel ; il en faisait faire une si grande quantité en y employant du miel purifié que tous les pèlerins avaient à boire.
Abd-Manâf avait quatre fils : Abdou'l Schamms, l'âiné, Hâschim, Al Mottalib et Naufal, Hâschim, dont le véritable nom était Amrou, lui était le plus cher.
C'est après la mort de son père seulement qu'il reçut le nom de Hâschim, parce qu'il introduisit la coutume d'offrir aux pèlerins, aux repas Rfâda, le potage appelé therîd. A la mort d'Abd-Manâf, ses fils se partagèrent ses biens ; le gouvernement échut à Hâschim qui jouissait d'une plus grande influence que par son autorité parmi le peuple : il était appelé 'Ammrou al-Ali, à cause de son autorité. Il conservait toutes les prérogatives du pouvoir en y ajoutant encore celle du therîd.
Auparavant, on donnait à chaque homme quatre pains, du bouillon et un peu de viande. Amrou y ajouta le therîd, augmentant ainsi la portion de pain : pour cette raison, on l'appelait Hâschim, c'est-à-dire «celui qui émiette le pain dans le bouillon». A l'exemple de son père Abd-Manâf, Hâschim, même en dehors de l'époque du pèlerinage, tuait des chameaux, dont il offrait la chair aux habitants de La Mecque.
Une certaine année, du temps de Hâschim, une famine étant survenue à La Mecque, Hâschim parti pour la Palestine et rapporta des vivres qu'il avait achetés de ses propres ressources et il les distribua aux habitants de La Mecque. Pendant toute la durée de la famine, il faisait donner à chacun, régulièrement, chaque jour, un vase de therîd et le nom de Hâschim lui resta. C'est à ce propos qu'un poète a dit : «Ammrou, le noble, a émietté le pain du therîd pour ses compagnons, les gens de La Mecque, affamés et épuisés.»
Pendant cette famine, Hâschim, n'ayant pas de provisions à l'époque du pèlerinage, parti lui-même pour la Syrie, en rapporta de la farine, dont il fit faire du pain, et donna les repas du Rifâda d'une manière plus parfaite que les autres années, Hâschim faisait deux fois le voyage de Syrie, pour aller chercher de la farine, une fois en hiver et une fois en été, comme il est dit dans le Coran : «…leurs caravanes qu'ils envoient en hiver et en été» (Sur. CVI, vers. 2).
Cette coutume fut introduite parmi les Qoraïschites par Hâschim, qui, même lorsque la famine eut cessé, allait deux fois par an en Syrie, pour y faire le commerce et pour y chercher des vivres.
Les autres fils d'Abd-Manâf, Abdou'l-Schams, Naufal et Mottalib, distribuèrent également, de leurs propres ressources, des vivres aux habitants de La Mecque, pendant ces années de disette. Ils ne voulaient pas souffrir qu'une seule personne mourût de faim.
Cependant, ils avaient laissé le privilège du Rifâda à Haschim parce qu'il exerçait le pouvoir. Si, pendant cette famine, les fils d'Abd Manaf n'avaient pas été à La Mecque, tous les habitants auraient succombé à la faim. Les quatre frères se rendirent dans toutes les contrées, en Syrie, dans le Yémen, en Abyssinie et dans l'Irak et obtinrent des souverains de ces pays des sauf-conduits pour les Qoraïschites, pour y chercher des vivres et y voyager pour le commerce, Haschim obtint un sauf-conduit des rois de Syrie; Abou Schams, des rois d'Abyssinie; Mottabil, des rois du Yémen et Naufal, des rois de l'Irak, ils les rapportèrent aux Qoraïschistes en même temps que des vivres. Matroud, fils de Kaab, le Khoziite, a fait l'éloge de Haschim et de ses frères dans les vers suivants : «O toi, hôte, dont la selle est toujours en mouvement, pourquoi n'es-tu pas descendu chez les gens d'Abd Manâf ? etc.». Les fils d'Abd Manaf étaient ainsi, tous les quatre, les princes des Qoraïchites : Haschim exerçait le gouvernement et ses frères étaient ses auxiliaires. Ensuite, Abdou Schams mourut et laissa un fils nommé Omayya.
Quelques-uns prétendent que son véritable non était Haschim et Omayya un surnom. Omayya, qui avait hérité de son père une grande fortune, était traité par Haschim avec beaucoup de considération. Or, une certaine année, à l'époque du pèlerinage, où Haschim se disposait à offrir aux pèlerins les repas. Oumayya sollicita de lui la permission d'offrir, pour cette fois, le «Rifada». Haschim y consentit avec peine. En conséquence, Omayya prépara les repas et y dépensa toute sa fortune; mais le Rifada ne fut pas suffisant et les pèlerins manquèrent de nourriture.
Haschim, très embarrassé, fit immédiatement tuer cinquante de ses chameaux et compléta ainsi le repas. Ensuite, étant en colère contre Omayya, il lui dit : «Pourquoi ne t'occupes-tu pas de jeux d'enfants? et il l'exila de La Mecque. Omayya se rendit en Syrie, où il resta dix ans, n'osant pas revenir à La Mecque du vivant de son oncle. Il ne revint qu'à la mort de Haschim. Haschim avait plusieurs fils; Omayya avait également plusieurs fils, dont l'aîné était Harb, le père d'Abou Sofyan. C'est là l'origine de l'inimitié qui se perpétua entre les familles de Haschim et d'Omayya, jusqu'à l'époque où Abou Soufyan exerça tant d'hostilités contre le Prophète : le siège de Médine, le combat d'O'hod, le massacre de tant de ses compagnons de Hamza. Le jour de la prise de La Mecque, Abou Soufyan devient musulman et le Prophète lui donna, du butin du combat de Honaïn, cent chameaux, pour se le concilier et gagner ses amitiés; mais ce fut en vain.
L'inimitié entre les descendants de Haschim et ceux d'Omayya durait toujours : aucun membre de la famille d'Omayya, sauf Othman, ne sympathisa avec le Prophète. C'est là aussi l'origine de la haine qui existait entre Ali, fils d'Abou Talib, et Othman et, plus tard, entre Ali, Prince des croyants, et Moâwiya; c'est la cause de tout ce qui s'est passé entre eux, des dix-sept batailles qu'ils se sont livrées, de la mort de quarante mille musulmans tués à la bataille de «Siffin» et des actions de Yezid, fils de Moâwiya, dont une partie sera rapportée plus loin; tout cela est la suite de l'inimitié des familles Haschim et Omayya, inimitié qui s'est perpétuée jusqu'à ce jour.
Haschim, en mourant, laissa le gouvernement à son frère Motalib car ses propres fils étaient trop jeunes pour exercer le pouvoir et ses autres frères, Abou Schams et Naufal, étaient morts. Mottalib prit le gouvernement et se montra soigneux d'en conserver les six attributions, il avait aussi pris soin des enfants de Haschim. L'un de ces enfants Abdou L'Mottalib, encore fort jeune, se trouvait à Médine. Voici par quelle cause: une certaine année, comme Haschim se rendait en Syrie pour le commerce, étant arrivé à Médine, il y était descendu chez un habitant, l'un des principaux de la tribu de Khazradj, nommé Amrou, fils de Zaïd, fils d'Asad. Amrou avait une fille très belle, nommée Salma. Haschim la lui demanda en mariage et l'ayant obtenue, il passa un certain temps auprès d'elle et elle devint enceinte.
Ensuite, après avoir fait son voyage en Syrie, Haschim revint à Médine et donna à l'enfant que Salma avait mis au monde le nom de Schaïba. Il voulut emmener la mère et l'enfant avec lui à La Mecque; mais Amrou, fils de Zaïd, ne voulut pas laisser partir sa fille et comme l'enfant était encore à la mamelle.
Haschim ne pouvait pas le séparer de sa mère. Il le laissa donc avec elle et retourna seul à La Mecque où il mourut bientôt après. Mais avant de mourir, en instituant Mottalib son successeur, il lui dit qu'il avait à Médine un fils, du nom de Schaïba, dont la mère était une telle, fille d'un tel, de la tribu de Khazradj; Mottalib , ayant pris possession du gouvernement, oublia ce qui concernait Schaïba. Dix ans se passèrent ainsi.
Alors un habitant de La Mecque, se rendant en Syrie pour son commerce, arriva à Médine et y remarqua Schaïba, qui, au milieu d'une troupe de garçons, se glorifiait en disant: «Je suis Schaïba, fils de Haschim, fils d'Abd Manaf, je suis fils du seigneur de Batha, fils du seigneur de La Mecque et du Hedjaz; je suis fils du chef de tous les Qoraïschistes descendant de Nadhr, qui l'emporte en noblesse sur tous les Arabes». Cet homme fut fort étonné et dit: «Comment Haschim a-t-il un fils à Médine?».
Il dit à l'enfant: «Quel est ton nom ?» L'enfant répondit: «Schaïba, fils de Haschim, fils d'Abd Manaf, prince des Qoraïschites, prince des Arabes, seigneur de Batha, de La Mecque et du Hedjaz. Lorsque cet homme fut de retour à La Mecque, causant un jour, avec Mottalib, dont le surnom était Abou Harith, parce qu'il avait un fils nommé Harith, il lui dit : «O Abou l'Harith, j'ai vu à Médine une chose étonnante». «Qu'y as-tu vu ?», demanda Mottalib. L'autre dit: «J'y ai vu un garçon qui, au milieu de ses camarades, tout en jouant, en s'exerçant aux armes, en courant et en jetant la balle, se glorifiait en disant: Je suis Schaïba, fils de Haschim, fils d'Abd Manaf».
Mottalib, se rappelant les dernières recommandations de Haschim, monta, le lendemain, sur un chameau et partit pour Médine. Il reçut Schaïba des mains de sa mère, le fit monter derrière lui sur le chameau et l'emmena à La Mecque. Les habitants de La Mecque lui demandèrent : Qui est ce garçon ? Mottalib répondit : C'est mon esclave. Ils dirent : C'est l'esclave de Mottalib, Abdou'l-Mottalib, et le nom d'Abdou l – Mottalib lui est resté, car personne ne savait qu'il s'appelait Schaïba.
Mottalib, en mourant, confia le gouvernement le Rifâda et les autres prérogatives à Abdou'l-Mottalib, dont la libéralité égalait celle d'Abde-Manâf, il triomphait, comme celui-ci, du vent du nord. Il était appelé "nourricier des hommes et des bêtes", sobriquet qui n'avait encore été donné à personne. Lorsque les hommes de l'Eléphant vinrent aux ports de La Mecque et que tous périrent. Abou'l-Mottalib y trouva un butin immense, et son autorité, devint plus grande que celle de Qoçayy d'Abd-Manâf et de Haschim ; il surpassait tous ses ancêtres par sa libéralité, qui n'avaient pas de bornes. Le surnom d'Abdou'l-Mottalib était également Abou'l-Hârith.
Abdou'l-Mottalib avait eu connaissance d'une tradition disant qu'un homme, du temps d'Ismaïl, voulant quitter La Mecque, avait enfoui ses richesses dans le puits de Zemzem.
On dit aussi que c'était Ismaïl lui-même qui avait enfoui ces richesses. On prétend enfin que ces richesses. On prétend enfin que ces richesses. Se composaient de deux gazelles d'or, de cent épées damasquinées et de cent cuirasses davidiennes. Abdou l- Mottalib voulu creuser le puit de Zemzem, pour enlever ce trésor, dont il avait entendu parler ; mais il ne savait pas à quel endroit il devait fouiller.
Alors une nuit, il vit en songe quelqu'un qui lui dit : Lève-toi et creuse où est le puits de ton père Ismaïl, fils d'Abraham. A son réveil, Abdou'l-Mottalib hésitait ; car il ne savait pas si les objets se trouvaient au bord ou au milieu du puits. La nuit suivante, il rêva qu'on lui disait : va creuser à l'endroit où est la boue. La troisième nuit, il entendit une voix qui lui dit : Creuse à l'endroit où un corbeau noir viendra frapper le sol avec son bec. Alors il sut que le trésor se trouvait au milieu du puits, mais il n'osa pas y toucher, craignant de détruire le puits en le fouillant. Il fut très embarrassé, puis il résolut d'en retirer l'eau et d'en explorer le fond.
En commençant à creuser , il fit le vœu de sacrifier à Dieu un de ses dix fils s'il réussissait , après avoir tiré l'eau et après avoir creusé le sol et trouvé le trésor, à remettre le puits en bon état. Il creusa donc, il trouva le trésor, ensuite il remit le puits en bon état, et l'eau monta. Abdou'l-Mottalib en fut très heureux. Avec les épées d'acier, il fit faire une porte pour la Ka'ba ; il fondit les deux gazelles d'or, en fit des plaques et en revêtit les portes de fer. Abdou'l-Mottalib fut le premier qui revêtit de plaques d'or la porte de la Ka'ba et qui la couvrit d'étoffes de brocart.
Ensuite Abdou'l-Mottalib voulut accomplir son vœu, en sacrifiant un de ses dix fils dont le plus jeune était 'Abdellah, le père du Prophète, Abbâs et Hamza n'étaient pas encore nés.
Source : Le Matin
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Posté le 19/09/2008 | 16 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
09.09.2008 - Les Valeurs Ancestrales : II . Sidna Mohammed, Sceau des Prophètes (Suite) ...
La Rubrique – Les Valeurs Ancestrales :
II – Sidna Mohammed,
Sceau des Prophètes
Sur la Différence des
Systèmes Chronologiques
Par : Mohammad Ibn Jarir Tabari
Selon Abou Horaira, le Prophète
Sidna Mohammed, que la
Bénédiction et le Salut
de Dieu soient sur lui, a dit :
« Dès le début du mois de Ramadan, les
portes du ciel s’ouvrent, celles de
l’enfer se ferment et les démons sont enchaînés ».
Traduction : Association Al Imam Al Bokhari

Suite :
Cette année-ci j'ai ensemencé une partie du cimetière et c'est de là que provient le blé que je t'ai apporté. Le devin, fort étonné de ces explications, dit : Maintenant, c'est le tour de ma mère.
Il alla trouver sa mère et lui dit : Si tu ne m'avoues pas la vérité en ce qui me concerne, je te fais mourir. Sa mère parla ainsi : Ton père était le chef de ce peuple et possédait de grandes richesses.
Comme je n'avais pas d'enfant de lui, je craignais qu'à sa mort ses biens ne tombassent entre des mains étrangères et qu'un autre ne prît le pouvoir. Un Arabe, homme de belle figure, fut un jour l'hôte de ton père, je m'abandonnai à lui la nuit, je devins enceinte et c'est à lui que tu dois ta naissance. J'ai dit à ton père que tu avais été engendré par lui.
Le lendemain, le devin interrogea les quatre frères sur leurs paroles, en disant : Je veux que vous me fassiez connaître comment vous avez su les choses que vous dites.
Modhar, le premier, lui dit : J'ai su que la vigne était plantée sur un tombeau parce que quand nous avions bu le vin, nous devenions tristes et nous avions la figure altérée ce qui n'est pas l'effet ordinaire du vin.
Le deuxième dit : J'ai reconnu ce qui concernait l'agneau, parce que nous n'avions jamais mangé de viande plus douce que celle-là et qu'il n'y a dans le monde rien de plus doux que le lait de la chienne. Le troisième dit : Les Arabes honorent beaucoup leurs hôtes ; lorsqu'ils traitent des hôtes, ils restent avec eux et partagent leur repas mais toi, tu nous as fait servir le repas, tu nous a quittés et tu t'es mis à épier nos paroles. J'ai reconnu par là ta condition, j'ai remarqué que tu n'avais pas la gravité des Arabes et j'ai pensé qu'il y avait quelque illégalité dans ton origine. Le quatrième dit : J'ai reconnu la qualité du blé parce que le blé semé dans un cimetière donne au pain un goût de terre et j'ai trouvé ce goût dans ce pain.
Le devin leur dit : Vous êtes plus savant que moi, vous n'avez pas besoin de mon jugement. Ils répliquèrent : Quand deux personnes ont un différend, il faut un tiers pour juger qu'il soit savant ou non. Ce sont les dernières volontés de notre père qui nous a dit de nous en rapporter à ton jugement, si nous n'étions pas d'accord sur l'héritage. Le devin dit : Indiquez-moi exactement ce qu'il a laissé. Notre père, dirent-ils, a laissé de l'or, de l'argent, des chevaux, des moutons, des tapis et des vases de toute espèce et en grand nombre. Ils racontèrent ensuite ce que leur père avait donné à chacun d'eux.
Le devin dit : Laissez à Modhar tout ce que votre père avait en fait d'or et de chameaux car ces objets sont rouges. Donnez les chevaux, les esclaves blancs, l'argent et les vêtements blancs à Iyâd; les tapis et les moutons à Anmâr.
Les quatre frères acceptèrent cette sentence et s'en retournèrent.
Modhar, l'ancêtre du Prophète, devint le chef de tous les descendants de Nizâr et de la famille de Ma'add, fils d'Adnân qui se multiplièrent tant, que leur nombre fut immense. Modhar fut le chef de toutes les tribus arabes.
Il eut un fils, nommé Elyâs, qui lui succéda dans sa charge. Elyâs eut deux fils: Modrika et Tâbikha ; c'est le premier des deux qui continua la lignée du Prophète. Ces deux noms étaient des sobriquets: le véritable nom de Modrika était Amrou, celui de Tâbikha, ‘Amir.
Un jour, lorsqu'ils étaient déjà grands, ils se trouvaient avec leur père auprès de leurs chameaux et faisaient cuire quelques mets dans un pot. Les chameaux s'échappèrent.
Elyâs dit à Amrou : Va et ramène les chameaux; et il dit à Amir : Toi, fais cuire le pot.
Ayant fait ainsi, ils reçurent ce jour-là les sobriquets Modrika et Tâbikha qui lui restèrent. Elyâs réunit entre ses mains le commandement de tous les tribus de Nizâr qui demeuraient en partie dans le désert et en partie à La Mecque.
Mais la souveraineté de La Mecque ne leur appartenait pas, elle était entre les mains des Béni-Khozâa, car La Mecque était habitée par les descendants de Ma'adad, d'Adnân et d'Ismaël, qui formaient une population nombreuse.
A l'époque où Abraham amena Ismaël à La Mecque, il y trouva établie une tribu Djorhomite. Plus tard, des Khozâites arrivèrent, soumirent les Djorhomites, en tuèrent un grand nombre et s'établirent à La Mecque. Les Khozaïtes sont une des tribus de Sabâ qui, lors de la destruction de cette ville par les eaux, se répandirent dans le monde. Les Béni Khozâ'a vinrent à La Mecque, Tayy se fixa dans le désert, Aus et Khazradj à Yatrib, les Arabes furent donc dispersés dans le monde comme il est dit dans le Coran : « Nous les avons dispersés de tous côtés » (Sur. XXXIV, vers. 18).
Les Arabes se composent de deux populations distinctes : les Ma'addites et les Qa'htanides. Les habitants de Sabâ et du Yemen sont Qa'htanides, et les Arabes du désert, Ma'addites. L'histoire des Djorhomites a été rapportée dans l'histoire d'Ismaël, fils d'Abraham.
Ismaël avait épousé une femme de cette tribu, et il en avait eu des fils. Ses descendants étaient répandus dans le désert, et les descendants de Ma'add et d'Adnân habitaient également et exclusivement le désert, de même que ceux de Nizar, de Modhar et d'Elyâs. De temps en temps, ils venaient à La Mecque, sans y rester.
Lorsqu'ils devinrent nombreux, une partie d'entre eux vint se fixer à La Mecque, et une partie demeura dans les montagnes. Mais la souveraineté de cette ville appartenait aux Khozâ'a. Cette souveraineté comprenait deux fonctions : Le « Hidjâba » (garde des clefs de la Kaâba) et le Siqâya (distribution des eaux). Quant aux descendants d'Ismaël, ils étaient en partie dans le désert et en partie à La Mecque.
Lorsque Elyâs mourut, le commandement de tous les Arabes passa à son fils Modrika, qui le laissa à son fils Khozaïma, auquel succéda son fils Kinaâna, qui eut pour successeur son fils Nadhr. Celui-ci fixa sa résidence à La Mecque et devint le chef de tous les descendants de Nizâr. Son véritable nom était Qaïs ; on l'avait surnommé Nadhr, à cause de l'éclat et de la beauté de sa figure. Il voulut s'emparer de la souveraineté de La Mecque, et enlever aux Benî-Khozâ'a le Hidjaba et le Siqâya. Mais il n'y réussit pas, parce que les Khozâ'a étaient nombreux, et que ses propres gens, les descendants de Kinâna, de Khozzaïma, de Modrika et de Modhar, étaient dispersés dans le désert et dans les montagnes.
Ne pouvant pas triompher des Bénî-Khozâ'a, Nadhr leur dit : Donnez-moi le Siqâya, et gardez les clefs de la Kaâba et la souveraineté de La Mecque. Ils lui confièrent donc le Siqâya. Après lui, l'autorité passa à son fils Mâlik, puis successivement, de père en fils, à Fihr, Ghâlib, Lowayy, Ka'b, Morra et Kilâb, par lesquels fut continuée la lignée de Mohammed. Tous ces personnages exercèrent l'autorité sur les Arabes de la famille de Nizâr, jusqu'à Qoçayy, fils de Kilâb. Lorsque Kilâb mourut, son fils Qoçayy était encore un enfant à la mamelle. L'autorité et la fonction du Siqâya firent retour aux Khozâ'a.
Le véritable nom de Qoçayy fut Zaïd ; Qoçayy était un sobriquet qu'on lui avait donné parce qu'il était allé jusqu'aux limites extrêmes de l'Arabie. Voici en quelles circonstances :
Qoçayy qui était encore à la mamelle lorsque son père mourut, avait un frère, nommé Zohra, également fils de Kilâb. Leur mère était Fatima, fille de Sa'd, de la tribu de Khath'am. Après la mort de Kilâb, elle se remaria avec un homme de la tribu de Qodhâ'a, nommé Rabî'a, fils de Hazâm, qui était venu à La Mecque en pèlerinage.
Rabî'a emmena Qoçayy avec lui dans la tribu de Qodhâ'a, loin de La Mecque, vers le Yémen. Zohra, qui était déjà grand, resta à La Mecque, eut plusieurs fils et mourut dix ans après. Comme il n'y avait plus de fils de Kilâb, le Siqâya fit retour aux khozâ'ites. La mère de Qoçayy eut de son second mari un fils nommé Dorrâdj. Les deux enfants grandirent ensemble, et lorsque, vingt ans après, Rabî'a, vint à mourir, Dorrâdj lui succéda. Alors Qoçayy lui dit : Ton père a été le chef des Benî-Qodhâ'a, et tu as hérité de sa dignité. Mon père aussi a été chef, à La Mecque, des tribus de Nizâr et des descendants d'Ismaël. Je vais aller pour recouvrer mon autorité légitime.
Dorrâdj lui répondit : fais-le, et si tu dois entreprendre la guerre et que tu aies besoin d'aide, avertis-moi, je te porterai secours. Arrivé à La Mecque, Qoçayy trouva les Khozâ'a en possession des fonctions du ‘Hidjâba et du Siqâya. Ils avaient pris pour chef ‘Holaïl, fils de ‘Hobschiyya, le Khozâ'ite. Voyant que ses parents des Benî-Fihr, des Benî-Morra, des Benî-Nadhr, des Benî-Kinâna, et les descendants de Lowayy, fils de Ghâlib, étaient dispersés dans les montagnes de La Mecque et dans le désert, Qoçayy reconnut qu'il ne pourrait rien tenter contre les Benî-Khoza'a. Il resta donc à La Mecque, sans chercher à recouvrer le Siqâya. Plus tard, les gens de sa famille et ses amis se groupèrent autour de lui, lui témoignèrent du respect et reconnurent son autorité.
Quelques années après, étant devenu un personnage important, il demanda en mariage la fille du chef des Khozâ'ites, qui la lui accorda, en considération de sa noble origine et parce qu'il était le chef de sa tribu, et que son père Kilâb avait été chef de tous les Arabes.
Quelques années après, ‘Holaïl mourut. Il y avait, parmi les Benî-Khozâ'a, un homme nommé Solaïmân, fils d''Amrou, homme joyeux et gourmand, aimé des Khozâi'tes. Holail, en mourant, le désigna comme son successeur et lui remit les fonctions du Siqâya et du ‘Hidjâba.
Qoçayy se lia d'amitié avec Abou-Ghoubschân, qui, ne se souciant pas de l'autorité ni du gouvernement, vendit sa charge pour une outre de vin à Qoçayy, qui prit possession de la souveraineté de La Mecque, des clefs du temple, du ‘Hidjâba et du Siqâya. Les Benî-Khozâa s'étant réunis pour l'attaquer, Qoçayy appela ses proches et ses cousins, les descendants de Loway, fils de Ghâlib, ceux de Fihr, de Kinâna, de Khozaïma, de Modrika, d'Elyâs, de Modhar, de M'aadd et d'Adnân, en tout douze tribus, et fit la guerre aux Khozâites. Ceux-ci eurent le dessus, tuèrent un grand nombre des gens de Qoçayy et les chassèrent de La Mecque.
Qoçayy alla demander du secours au chef de la tribu des Qodhâ'a, qui était son frère utérin. Dorrâdj vint avec une armée nombreuse.
Ceux du parti de Qoçayy qui étaient à La Mecque, ceux qui étaient répandus dans les montagnes, et la troupe qui avait été mise en fuite par les Khozâ'ites, vinrent se grouper autour de Qoçayy, et tous ensemble livrèrent une grande bataille aux Khozâ'ites, en tuèrent un grand nombre et les mirent en fuite. Qoçayy s'empara du gouvernement de La Mecque, des fonctions du ‘Hidjâba et du Siqâya et de l'intendance du temple. Quand il fut bien établi, il congédia son frère Dorrâdj, qui retourna dans sa tribu.
Qoçayy, ayant saisi le gouvernement, réunit à La Mecque les gens de sa famille, ses alliés et la tribu de Ma'add, fils d' ”Adnân, les y fit demeurer et leur donna les maisons des Benî-Khozâ'a.
Quand il les eut tous rassemblés dans la ville, il les appela Qoraïsch, ce qui signifie en arabe une réunion d'hommes. On n'avait jamais auparavant employé ce nom.
Depuis lors les Arabes désignent Qoçayy par le nom de Qoraïsch.
Les Béni-Khozâ'a, après avoir été mis en fuite, ne pouvant pas rester dans le désert, revinrent à La Mecque, se mirent sous la protection de Qoçayy, conclurent un traité avec lui et reconnurent son autorité. Qoçayy leur accorda sa protection, mais il ne les laissa pas à La Mecque ; il leur assigna des demeures dans les montagnes autour de la ville.
Qoçayy était donc en même temps chef des Khozâ'a, des Qoraïsch et de La Mecque. Il était bienveillant envers le peuple, avait soin des pauvres et passait son temps à rechercher et à examiner la condition de chacun et donnait des secours à ceux qui étaient dans une position difficile.
Quoi qu'il n'eût pas une grande fortune, le bien qu'il faisait aux pauvres avait plus de valeur, par la bénédiction qui y était attachée, que les bienfaits des autres. En outre, il prenait aux riches pour donner aux pauvres, dont il était le soutien. Les Beni-Khozâ'a étaient soumis au peuple de Qoçayy, qui leur avait accordé sa protection.
Les hommes de Qoçayy s'appelaient Qoraïsch depuis le jour où il les avait réunis : c'est d'eux que les Qoraïschites actuels tirent leur origine. Quelques-uns disent que le nom de Qoraïsch signifie «investigation». En effet, Qoçayy s'informait de la position de ses citoyens, des étrangers, des pauvres et des nécessiteux, qui venaient chaque année pour le pèlerinage. Tous ceux qui étaient dans le besoin étaient entretenus par lui jusqu'à leur départ. Chaque année, Qoçayy faisait contribuer les tribus arabes à l'entretien des pèlerins et lui-même y contribuait de ses propres ressources, en leur donnant un potage composé de dattes et de lait, mets que les Arabes appellent «haïs».
Source : Le Matin
A suivre…
Posté le 10/09/2008 | 285 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
07.09.2008 - Les Valeurs Ancestrales : SM Le Roi accomplit la prière du vendredi à la vieille mosquée des Oudayas
La Rubrique – Les Valeurs Ancestrales :
S.M. le Roi accomplit la
prière du vendredi à la
vieille mosquée de la
Kasba des Oudaya

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, a accompli la prière du vendredi à la vieille mosquée de la Kasba des Oudayas à Rabat, fondée en l'an 544 de l'Hégire et qui a été restaurée sur Hautes instructions royales grâce à des fonds personnels du Souverain pour un montant de l'ordre de 3 millions de dirhams.
Dans son prêche consacré aux vertus du mois sacré du Ramadan, l'imam a, tout d'abord, rappelé que le jeûne est un rite ancestral qui a été prescrit pour des nations ayant précédé celle de l'Islam, conformément à la parole divine : "Ô vous qui croyez ! Le jeûne vous est prescrit comme il a été prescrit aux générations qui vous ont précédés. Peut-être craindrez-vous Dieu. Jeûnez durant des jours comptés".
La privation de la nourriture, pourtant vitale pour l'Homme, est un symbole fort pour celui-ci afin qu'il comprenne qu'il n'a pas été créé pour seulement manger et sommeiller, qu'il sache que l'alimentation n'est pas disponible par la même abondance pour tout le monde et que l'âme est plus disposée à la spiritualité en ce mois sacré.
L'acte du jeûne, qui est l'un des cinq piliers de la religion musulmane, constitue, en fait, une orientation sublime pour mieux gérer sa nourriture et son alimentation, quantitativement et qualitativement, a-t-il dit, notant que le mois du Ramadan a des particularités et de nombreuses vertus par rapport aux autres mois de l'année. Outre le fait qu'il est le mois de la révélation du Saint Coran, c'est aussi celui de la bonté, de l'indulgence, de la mansuétude, des prières exaucées pour ceux qui obéissent à Dieu et à son Prophète et qui multiplient les œuvres pies et les actes d'adoration, a souligné l'imam, ajoutant que le musulman, à travers le jeûne, apprend la vertu de la patience et du discernement dans tous les aspects de la vie.
Durant le Ramadan, la privation de la nourriture et de l'eau n'est pas une fin en soi, mais c'est un moyen d'inculquer aux croyants les vertus de la maîtrise de soi, de l'abstinence des péchés et du sérieux dans l'accomplissement de son travail, a-t-il dit, insistant que tout au long de ce mois, l'Homme doit se purifier en s'éloignant du mensonge, du doute, de la tromperie et de la fraude.
L'autre devoir dévolu au bon croyant durant ce mois, a-t-il poursuivi, est de procurer de la joie aux nécessiteux en leur fournissant l'aide alimentaire pour le ftour et toute l'assistance possible et ce, en s'inspirant de la Sunna du Prophète qui était le plus généreux parmi les gens en toutes circonstances.
Sur la voie de Son Aïeul, le Prophète Sidna Mohammed, prière et salut sur lui, S.M. le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, n'a eu de cesse, depuis son accession au Trône de ses glorieux ancêtres, de venir en aide aux couches démunies durant le mois sacré du Ramadan, d'alléger leurs souffrances, de leur donner espoir et de remédier aux causes du besoin, de l'exclusion et de la privation.
L'imam a prié Dieu de couronner de succès les actions magnanimes d'Amir Al Mouminine, d'entourer le Souverain de Ses bienfaits, de préserver S.M. le Roi pour la gloire de la nation et de le combler en la personne de S.A.R. le Prince Héritier Moulay El Hassan, de S.A.R. le Prince Moulay Rachid et de l'ensemble des membres de l'illustre Famille Royale.
Il a également élevé des prières pour le repos de l'âme des regrettés Souverains feus S.M. Mohammed V et S.M. Hassan II, que Dieu les accueille en Son vaste paradis parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux.
A son arrivée, S.M. le Roi a passé en revue un détachement de la Garde royale qui rendait les honneurs, avant d'être salué par le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, le wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, le commandant de la place d'armes, le gouverneur chargé du secrétariat général à la wilaya, le président du Conseil de la ville, du président du Conseil de la préfecture, du directeur général de l'Agence d'aménagement du Bouregreg, du président du Conseil local des oulémas et le directeur des mosquées au ministère des Habous et des Affaires islamiques.
A l'entrée de la mosquée, S.M. le Roi a été salué par le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq.
Source : Le Matin

La Kasbah des Oudaya
Posté le 07/09/2008 | 236 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
05.09.2008 - Les Valeurs Ancestrales : I - Sidna Mohammed, Sceau des Prophètes
La Rubrique – Les Valeurs Ancestrales :
I - Sidna Mohammed,
Sceau des Prophètes
Naissance du Prophète
Nous nous faisons d'autant plus un devoir de
reproduire des extraits de cette œuvre