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25.09.2008 - La Conjoncture : Le Tsunami de la Faim

La RubriqueLa Conjoncture :

 

Le Tsunami de la Faim

 

L’impossibilité d’accéder aux

aliments a poussé dans la rue, ces

derniers mois, des milliers de

personnes dans les

pays du Sud. Des manifestations, des

grèves et des protestations se sont répétées d’un bout à l’autre de la planète.

                                                          

Au Bangladesh le prix du riz a doublé cette dernière année, en Haïti le coût des aliments a augmenté plus de 40% et ce même pourcentage a augmenté en Égypte. On a vécu la même dynamique en Côte d’Ivoire, Bolivie, Indonésie, Mexique, Philippines, Pakistan, Mozambique, Pérou, Yémen, Éthiopie... La liste pourrait continuer.

Ces révoltes de la faim nous rappellent celles qui eurent lieu entre les années 80 et 90 dans les pays du Sud contre les politiques d’ajustement structurel imposées par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International. A cette période-là, on comptabilisa plus de cinquante soulèvements qui laissèrent des milliers de morts en Afrique, Asie et Amérique latine. La cause, une fois de plus, fut l’augmentation des prix des aliments de base, du transport, du logement... qui aggravèrent les conditions de vie de la plupart des populations de ces pays et difficulté encore plus sa lutte pour la survie quotidienne. L’histoire se répète et les politiques néolibérales continuent de laisser derrière elles des millions d’affamés.

Mais le problème aujourd’hui n’est pas le manque d’aliments : la production de céréales à niveau mondial a triplé depuis les années 70 et les réserves dépassent largement la demande. De fait, la production agricole n’a jamais été aussi abondante. Alors, quel est le problème ? La difficulté réside dans l’impossibilité, pour les pays du Sud, de payer les prix établis. Il s’agit, par conséquent, d’un problème d’accès aux aliments.

Les céréales de base sont celles qui ont souffert l’augmentation la plus spectaculaire cette dernière année : autour de 70%. Parmi celles-ci, il faut souligner le blé, le soja, les huiles végétales et le riz. Le coût du blé, par exemple, est arriver à atteindre 130% de plus que depuis un an et le riz 100%. Evidemment, ce sont les couches les plus pauvres de la population des pays du Sud, en particulier celles qui quittèrent la campagne et qui aujourd’hui habitent massivement les villes, qui sont en train de subir les graves conséquences de cette augmentation des prix des aliments de base.

Une crise qui n’est pas conjoncturelle mais qui est le résultat d’un système agroalimentaire privatisé, centré sur le marché international et subordonné au but lucratif. Il y a plusieurs raisons qui ont déclenché cette crise alimentaire mondiale : l’augmentation des importations de céréales réalisées par des pays jusque là autosuffisants, comme l’Inde, la Chine ou le Vietnam ; la destruction des récoltes due aux sécheresses et à d’autres phénomènes météorologiques dans des pays producteurs, comme le Bangladesh, la Chine et l’Australie ; l’augmentation de la consommation de viande par les nouvelles classes moyennes d’Amérique Latine et d’Asie avec la conséquence d’une croissance de la demande ; la hausse du prix du pétrole qui a répercuté directement ou indirectement sur une agriculture dépendante de celui-ci ; les nouvelles tendances de production du pétrole vert ou agrocombustibles ; les croissantes inversions spéculatives en céréales depuis le crack des marchés liés à Internet et immobiliers. Tous ces éléments ont influencé, dans une grande ou moindre mesure, un système agroproductif où les intérêts économiques privés prédominent sur les besoins alimentaires des personnes. Dans cet équilibre fragile, les lois du marché ont fini par déséquilibrer la balance.

 

     Spéculer avec la Nourriture

                                      

                                  

Mais, comment se sont établis les prix actuels ? Le prix des matières premières comme le soja, le maïs et le blé, entre autres, est déterminé par sa cotisation dans les bourses de valeurs comme celle de Chicago, la plus importante. Les opérateurs vendent et achètent dans le marché des futurs, en fonction des prévisions de l’offre et la demande. Il s’agit, par conséquent, d’opérations spéculatives. Dans la mesure où d’autres secteurs comme Internet ou l’immobilier sont entrés en crise, ces inversions ont dérivé vers les marchés des céréales. Aujourd’hui on calcule qu’au moins 55% de l’investissement financier dans le secteur agricole répond à des intérêts spéculatifs et a un lien direct avec l’augmentation et la volatilité des prix.

Des multinationales comme Cargill et Bunge, ainsi que le gouvernement des Etats-Unis, exercent un grand contrôle sur la production et la commercialisation de ces matières premières, déterminant ainsi leur prix final. Il s’agit d’une dynamique récurrente dans toute la chaîne productive. Ce sont les grandes multinationales, monopolisant chacun de ces maillons, qui sont les premières bénéficiaires de la crise actuelle. Les principales compagnies de semences, Monsanto, DuPont et Syngenta, ont reconnu une augmentation croissante de leurs gains, de même que les principales industries d’engrais chimiques comme Mosaic Corporation (propriété de Cargill) ou Potash Corp. Les plus grandes entreprises de traitement d’aliments, telles Nestlé ou Unilever, ont aussi annoncé une hausse dans leurs bénéfices, bien qu’inférieure par rapport à celles qui contrôlent les premiers maillons de la chaîne. De même que les grands distributeurs d’aliments, comme Wal-Mart, Tesco ou Carrefour, les rois des supermarchés, qui affirment continuer d’augmenter leurs gains.

                  
Insécurité Alimentaire

Dans la mesure où l’agriculture s’est mercantilisée, donnant priorité à la production pour l’exploitation sur l’approvisionnement local ou abandonnant des systèmes de cultures traditionnelles au nom d’une agriculture industrielle et dépendante de drogues (avec l’utilisation de pesticides et produits chimiques), on s’est retrouvé dans une insécurité alimentaire croissante où nos besoins alimentaires se sont retrouvées dans les mains de multinationales de l’agroindustrie. Les politiques néolibérales appliquées systématiquement depuis les années 70 ont contribué, sans aucun doute, à cela.

Le cas d’Haïti est révélateur. Il y a trente ans, ce pays produisait tout le riz dont il avait besoin pour nourrir sa population, mais vers le milieu des années 80, face au besoin de fonds (quand le dictateur haïtien Jean-Claude Baby Doc Duvalier abandonna le pays en dévalisant les caisses de l’État), il dut s’endetter avec le Fonds Monétaire International. Ici débuta une spirale de domination qui plongerait le pays dans la plus profonde des dépendances politiques et économiques par rapport aux institutions financières internationales, en particulier, envers les États-Unis.

Pour obtenir ces emprunts, Haïti se vit obligé d’appliquer une série de politiques d’ajustement structurel, comme la libéralisation commerciale et la réduction des tarifs douaniers qui protégeaient la production de plusieurs de ses cultures, parmi elles, le riz. Cette ouverture permit l’entrée non discriminée du riz subventionné par les États-Unis, qui se vendait bien en dessous du prix auquel les agriculteurs locaux pouvaient le produire. Un fait qui plongea dans la misère la plus profonde les producteurs locaux qui, ne pouvant rivaliser avec ce riz, abandonnèrent leurs champs et leurs cultures. Aujourd’hui, Haïti s’est transformé dans un des principaux importateurs de riz des États-Unis.

Mais le cas d’Haïti peut se généraliser à bien d’autres pays du Sud, où l’application systématique des politiques néolibérales au long de ces trente dernières années a plongé les populations dans l’extrême pauvreté. La libéralisation commerciale à outrance à travers les négociations au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce et les accords de libre commerce, les politiques d’ajustement structurel, le payement de la dette extérieure, la privatisation des services et des biens publics ont été quelques unes des mesures qu’ont appliqué la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International tout au long de ces dernières décennies.

Ces politiques ont généralisé une privatisation croissante de l’agriculture et de l’alimentation, ainsi que d’autres secteurs. Une dynamique qui, bien qu’elle montre son visage le plus sanglant dans le Sud, s’est aussi imposée dans les pays du Nord avec une agriculture hautement délocalisée et industrielle. Face aux conséquences de ce modèle il est indispensable de commencer à appliquer tout de suite les principes de la souveraineté alimentaire. Les alternatives sont sur la table, il faut juste une volonté politique pour les appliquer et, évidemment, se battre pour arriver à les imposer.
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* Esther Vivas est auteur de : « En campagne contre la dette (Syllepse, 2008) », co-coordinatrice des livres en espagnole Supermarchés, non merci et Où va le commerce équitable ? et membre de la rédaction de la revue Viento Sur.

Source : Infos de la Planète


Posté le 25/09/2008 | 299 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

30.08.2008 - La Conjoncture : Les Français Boudent les Bouteilles d'Eau

La Rubrique – La Conjoncture  :

 

Les Français

Boudent Les Bouteilles d'Eau

 

Malgré tous les efforts des géants du secteur, 2008 ne devrait pas être l'année du redressement des ventes d'eau minérale ou de source en France. Alors que ces derniers temps, les clients s'étaient détournés de leurs produits en raison notamment des déchets plastiques qu'ils engendrent, Nestlé, Danone et Groupe Alma (Cristaline, Courmayeur...), 75 % du marché à eux trois, sont maintenant confrontés à la dégradation du pouvoir d'achat. L'eau en bouteille coûte en moyenne 0,31 euro le litre, contre 0,003 pour celle du robinet.

« Dans les rayons, on observe depuis le début de l'année un fort recul des ventes en volume et en valeur pour tout type de produit alimentaire. Les eaux suivent cette tendance lourde », explique Sophie NONNET, Directrice de l'Unité boissons au sein du cabinet d'études Iri France. Avec un handicap supplémentaire pour l'eau en bouteille, dont les industriels sont bien conscients : « Peu de produits apparaissent si facilement substituables », explique Michaël AIDAN, Directeur du Marketing chez Danone Eaux France (Evian, Volvic...). D'autant que les entreprises d'eau de réseau plaident haut et fort pour leur produit, tout droit sorti du robinet.

 

Selon Iri, les volumes d'eau vendus dans la grande distribution ont chuté de 6,1 % sur un an à mi-juillet, à 5,7 milliards de litres. Ce résultat fait suite à une baisse de 6,6 %, en 2007, et de 1,6 % en 2006. L'érosion a commencé en 2004, d'abord avec l'eau minérale plate, puis de source. Les eaux gazeuses, épargnées au départ, sont désormais touchées.

 

En 2008, la météo, décisive pour ce produit vendu surtout en période estivale, n'aura pas aidé non plus les industriels. En 2007, les mois d'été avaient été mauvais, mais en avril, il avait fait chaud. Pas cette année, alors que l'été aussi a été froid. Résultat, chez Evian, les niveaux élevés de stocks ont poussé la Direction à fermer l'usine d'embouteillage d'Amphion (Haute-Savoie), la semaine du 15 août. Les salariés ont été priés de prendre des congés. Chez Nestlé, cet été, moins de lignes de fabrication ont fonctionné.

 

Depuis plusieurs années déjà, les Groupes cherchent à sortir de cette mauvaise passe, qui semble vouloir s'installer dans la durée. Chez Danone et Nestlé, on utilise les mêmes termes : il faut revenir aux « fondamentaux ». « On délivre un produit 100 % naturel qui ne peut donc pas être comparé à l'eau du robinet. On ne l'a pas assez dit », estime Bertrand COMMELIN, Directeur des Relations Extérieures de Nestlé Waters France (Contrex, Vittel, Valvert...).

 

PRODUITS INNOVANTS :

 

Pour résister au tassement des ventes, les minéraliers mettent en avant les marques et leur argumentaire santé (teneur en magnésium, etc.). Chez Cristaline, la reine des eaux de source - deuxième derrière Evian -, on dit aussi profiter de l'effet marque.

 

Pour redorer l'image de l'eau en bouteille, les industriels du secteur estiment qu'un effort des consommateurs est aussi nécessaire. Ils se sont mis d'accord pour les inciter, sur les étiquettes, au tri des déchets. « Nous avons commencé les premiers, il y a un an », fait remarquer Pierre PAPILLAUD, le patron de Cristaline. Chez les concurrents, c'est à qui sera le plus vertueux.

 

Seulement 50 % des bouteilles sont recyclées, et souvent utilisées par d'autres industries, comme le textile. L'enjeu est d'atteindre 75 % de collecte, et que le plastique recyclé soit consacré à la fabrication des bouteilles elles-mêmes. Celles d'Evian, de Volvic et de Valvert contiennent depuis cette année 25 % de plastique recyclé. Mais pour l'instant, les industriels sont confrontés à un problème d'approvisionnement. Afin d'y remédier, Cristaline pourrait prendre une participation dans un fabricant de plastique recyclé.

 

Pour relancer la consommation, les groupes jouent aussi sur des innovations produits ou des formats, en les adaptant davantage aux besoins des acheteurs. Nestlé a ainsi lancé avec succès la bouteille d'Hépar de 33 centilitres. « Les marques qui innovent s'en sortent clairement mieux », juge Mme NONNET.

Jusqu'à présent, la baisse en valeur demeure moins forte (- 3,1 % sur les eaux plates en 2007, à 1,1 milliard d'euros, contre - 6,6 % en volume). Mais, pour cause de pouvoir d'achat, la hausse des tarifs trouve vite ses limites.

Source : Le Monde


Posté le 30/08/2008 | 344 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

18.08.2008 - La Conjoncture : La Menace de Récession en Europe fait Reculer l'Euro

La RubriqueLa Conjoncture :

 

La Menace de Récession en Europe fait Reculer l'Euro

 

« Ceux qui voyaient l'euro comme une

valeur refuge, pensant que l'Europe était immunisée face à la

crise, ont revu leur jugement », constate Gilles

MOËC, économiste chez Bank of

America. Pour lui, l'euro pourrait baisser

 jusqu'à 1,39 dollar à

l'été 2009 et à 1,35 dollar à la

 fin de l'année prochaine.

Le risque de plus en plus grand d'une récession en Europe a fait plonger la monnaie unique. Vendredi 15 août, l'euro, qui avait flambé jusqu'à 1,60 dollar en avril, s'est échangé en séance à 1,46 dollar.

 

L'annonce, jeudi, d'une contraction du produit intérieur brut de la zone euro de 0,2 % au deuxième trimestre, a précipité la baisse de la devise européenne. Les économistes ne parlent pas encore de récession - il faudrait pour cela deux trimestres consécutifs de croissance négative - mais de « net ralentissement », ou encore de « croissance étouffée ».

En dépit de cette nuance sémantique, les investisseurs ont conscience que tous les signaux virent au rouge. Après une performance étonnante au premier trimestre, la croissance allemande, moteur de l'Europe, s'est repliée de 0,5 %, celles de la France et de l'Italie de 0,3 %. Quant à l'Espagne, son solde positif (+ 0,1 %) est symbolique. Pis, « les indicateurs de confiance ne laissent pas augurer du futur avec un grand optimisme », a prévenu Amelia Torres, porte-parole de la Commission européenne pour les affaires économiques.

 

Résultat, « ceux qui voyaient l'euro comme une valeur refuge, pensant que l'Europe était immunisée face à la crise, ont revu leur jugement », constate Gilles Moëc, économiste chez Bank of America. Pour lui, l'euro pourrait baisser jusqu'à 1,39 dollar à l'été 2009 et à 1,35 dollar à la fin de l'année prochaine. De plus en plus d'analystes estiment aussi que pour relancer la croissance, la Banque centrale européenne (BCE) n'aura d'autre choix que de baisser ses taux directeurs. Ce qui aurait pour effet d'affaiblir un peu plus l'euro.

 

Si la situation économique est préoccupante, le repli de la devise européenne a lui plutôt des allures de « retour à la normale », estime M. Moëc. A 1,35 dollar, elle retrouverait peu ou prou le niveau du printemps 2007, avant le début de la crise des subprimes. De quoi soulager les exportateurs pénalisés par l'euro fort.

 

ENRAYER LA HAUSSE DES PRIX

 

En outre, le mouvement monétaire observé reflète autant la baisse de l'euro que de la remontée du dollar. Pour les analystes, les Etats-Unis ont en effet été les premiers à entrer dans la crise, mais seront peut-être les premiers à en sortir. Après la baisse radicale des taux d'intérêt et des mesures de soutien budgétaire et fiscal, l'économie américaine reste fragile mais semble avoir évité la récession.

 

Vendredi 15 Août, les chiffres de la production industrielle pour le mois de juillet ont d'ailleurs reflété un ralentissement moins fort qu'attendu. En revanche, l'économie est pénalisée, comme en Europe, par une inflation inquiétante. Outre-Atlantique la hausse des prix a atteint en juillet 5,6 % en rythme annuel, un plus haut depuis janvier 1991. Et pour enrayer cette flambée des prix, de plus en plus d'analystes prédisent que la Réserve fédérale américaine (Fed) augmentera les taux avant la fin de l'année.

La Fed dispose ainsi d'une marge de manoeuvre supplémentaire que n'a pas, ou plus, la BCE. Mais toutes deux peuvent compter sur la récente accalmie des cours du pétrole, pour atténuer, à terme, la menace inflationniste.

Source : Le Monde


Posté le 18/08/2008 | 507 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

21.07.2008 : La Rubrique - La Conjoncture : Le brut vient de vivre une chute historique

La RubriqueLa Conjoncture :

Le brut vient de vivre une

 chute historique

 

 A l'avenir un terme s'impose: volatilité. En raison notamment de la géopolitique, de l'interprétation par exemple de l'issue de la réunion de Genève sur l'Iran le week-end dernier.

Quelle chute! La semaine dernière, le baril de pétrole nous démontrait qu'il pouvait descendre aussi vite qu'il savait monter. Il a ainsi perdu plus de 10% en quelques jours pour finir vendredi soir sur le marché à New York à 128,88 dollars. Pour rappel, le 11 juillet, il volait à 147,27 dollars. Un record sur un marché toujours aussi perclus d'incertitudes.

Prévisions Contradictoires

Durant cette semaine à nouveau historique, les regards étaient notamment tournés vers Genève où se tenaient ce week-end des discussions entre l'Europe et l'Iran sous le regard des Etats-Unis. L'apparent léger réchauffement des relations entre Washington et Téhéran a délesté la cause géopolitique de la hausse des prix du brut de quelques dollars. Comme l'escalade entre l'Iran et Israël était notamment parvenue, il y a quelques semaines, à faire bondir les prix de dix dollars. L'Iran est non seulement le quatrième producteur mondial de pétrole avec ses quelque 4 millions de barils par jour, mais il contrôle également le détroit d'Ormuz par où transite une part non négligeable des pétroliers abreuvant la planète d'or noir. Ces risques géopolitiques viennent en fait faire pression sur un marché considéré comme tendu, qui n'aurait pas la capacité à terme d'équilibrer offre et demande.

L'autre élément explicatif généralement avancé pour cette forte baisse des cours du pétrole réside dans les doutes sur la demande (voir ci-dessous). Les marchés ont en outre pris note de l'augmentation des réserves de brut américaines lors de leur évaluation hebdomadaire. Le tout alors que, comme à la hausse, les décisions des fonds et autres forces financières
accentuent le mouvement.

Qu'en sera-t-il cette semaine? A titre indicatif, les analystes interrogés régulièrement par l'agence Bloomberg sur leurs attentes hebdomadaires estiment à 45% que les prix vont continuer à baisser alors que 32% misent sur une hausse. Ceci dit, la semaine dernière, ils estimaient à 63% que les prix allaient continuer de grimper.

Tuer la Demande

Aujourd'hui, il sera tout d'abord intéressant de voir comment les marchés réagiront à la réunion genevoise sur l'Iran. A suivre également cette semaine les différents indices mesurant la santé économique américaine. Est notamment publié le Livre Beige de la Réserve fédérale, qui dresse le portrait de l'économie du pays, et la prise de température du moral des ménages, dont la consommation assure deux tiers du PIB.

Au-delà des indicateurs économiques et géopolitiques, les marchés tendront également l'oreille à la poursuite du débat qui oppose républicains et démocrates sur l'énergie. Et leurs nombreuses propositions visant à faire baisser les prix à la pompe en cette période électorale outre-Atlantique. Qu'il s'agisse de puiser dans les réserves stratégiques, de limiter la spéculation ou de relancer les forages au large des côtes américaines ou en Alaska. Le président George W. Bush a réitéré hier la nécessité de mettre au plus tôt sur le marché cette énergie made in USA. Et demande donc au Congrès de lever l'interdiction de forer existante.

Que les prix baissent à court terme, semble acquis pour les analystes de Goldman Sachs notamment en raison de la hausse des réserves de brut. Mais ils maintiennent qu'à plus longue échéance, les risques d'une plus forte volatilité à la hausse perdurent. Et de confirmer que, selon leurs estimations, le baril devrait se situer à 149 dollars à la fin de l'année en raison notamment du niveau toujours bas des stocks des pays occidentaux, élément qui les laisse vulnérables face à un choc d'offre, à toute rupture dans la chaîne d'approvisionnement.

Autre grande banque, Citigroup parle d'un prix du baril moyen de 117 dollars pour l'ensemble de l'année 2008 contre 72,20 en 2007 et 122,5 en 2009. A l'instar des analystes de First Energy Capital, beaucoup insistent sur les probables fluctuations du prix du baril dans une frange allant grosso modo de 110 à 140 dollars d'ici à la fin de l'année. Etant donné qu'au-dessus les prix tuent la demande et qu'au-dessous l'OPEP interviendrait pour soutenir les prix.

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Etats-Unis: moins 3%

Depuis le début de l’année, la consommation américaine de produits pétroliers a baissé de 3%. Une première en 17 ans, selon l’American Petroleum Institute (API). En cause, la hausse des prix et le ralentissement d’une économie américaine qui avale près d’un quart de la demande mondiale en pétrole évaluée à quelque 87 millions de barils par jour pour 2008.
Après le choc de l’effleurement récent des 150 dollars, certains estiment que l’on noir serait ainsi parvenu au point sensible à partir duquel le prix détruit la demande. Notamment en termes de transport. Les comportements tendent en tous les cas à changer.

Ainsi, l’API relève une hausse dans cette baisse, celle de l’utilisation du diesel durant le deuxième trimestre. Un carburant utilisé surtout - et visiblement de plus en plus - dans le transport de marchandises. La semaine dernière, le gallon d’essence (3,78 litres) a atteint le niveau élevé de 4,11 dollars à la pompe avant de reculer quelque peu tout en restant au-dessus des 4 dollars. Ceci en pleine saison dite de haute consommation. En Suisse, on peut parler ces derniers jours globalement de stabilité. (AGD)

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Paradoxe Norvégien

La Norvège cultive le paradoxe d’être l’un des pays où le prix de l’essence est le plus élevé d’Europe, tout en étant le cinquième producteur de pétrole du monde. Cette singularité exaspère nombre de sujets de ce royaume scandinave.

«C’est très étrange! Nous avons énormément de pétrole et nous sommes un pays riche. Pourquoi devons-nous payer autant», s’interroge Per-Arne Skjerpingstad, un infirmier de 38 ans, remplissant le réservoir de sa Peugeot 307 dans une station-service d’Oslo pour 750 couronnes (plus de 150 francs).

Tandis que d’autres pays producteurs, comme le Venezuela et l’Arabie Saoudite, subventionnent grassement le prix à la pompe, le diesel en Norvège coûte 14,23 couronnes (environ 2,90 francs) le litre et la sans-plomb 95 dépasse les 2,80 francs le litre. Il s’agit des prix les plus élevés d’Europe, selon Bruxelles.

Et la Norvège en rajoute encore, alors que beaucoup de pays se concertent pour savoir comment baisser les prix du carburant. Elle vient en effet de relever une taxe de 0,05 couronne (0,06 euro) par litre d’essence et 0,10 couronne par litre de diesel. Sept Norvégiens sur dix seraient opposés à cette augmentation de taxe.

Source : Tdg.Ch


Posté le 21/07/2008 | 353 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

07.07.2008 : La Rubrique - La Conjoncture : La voile donne un coup de pouce aux marins pêcheurs

La RubriqueLa Conjoncture :

La voile donne un coup de

 pouce aux marins pêcheurs

Durement frappés par la flambée du prix des carburants, il devient de plus en plus difficile pour les pêcheurs de vivre de leurs activités. Conscients de l’urgence de trouver, sinon des solutions, du moins des échappatoires à cette crise énergétique, les différents acteurs de la filière maritime de la région bretonne se sont réunis sous l’égide du pôle Mer Bretagne pour donner vie au projet Grand Largue. Réunissant nombre de spécialistes de la filière maritime, celui-ci est soutenu par une équipe pour le moins hétéroclite, rassemblant tout à la fois de grandes entreprises telles qu’AVEL VOR Technologie, des laboratoires privés et publics, des PME ainsi que des centres de recherche universitaire parmi lesquels on compte l’INSA (1) de Rennes. A la base de cette opération, une idée toute simple : réintroduire la voile sur les bâtiments de pêche dans l’optique de réduire la consommation de carburant.

En raison de son caractère aléatoire, le vent n’est pas envisagé ici comme une source d’énergie de substitution au combustible fossile mais plutôt comme un apport auxiliaire, dont le rôle est de restreindre autant que possible le recours au moteur. Le concept de propulsion hybride n’est pas en soi une nouveauté. En mars dernier, un
cargo de la marine marchande s’était ainsi vu doté d’un mécanisme similaire
mais sa voilure s’apparentait plus alors à un grand cerf-volant qu’à une voile standard.

Dans le cadre du programme du Grand Largue, en vue de minorer les coûts d’investissements, le projet fait appel à des voiles classiques, déjà utilisées dans la navigation de plaisance. Les financements de départ devraient dès lors être amortis en deux ans d’utilisation, l’adjonction de voiles permettant d’économiser en moyenne entre 20 et 30 % de carburant. De plus, si les prix du gazole et de l’essence venaient à poursuivre leur ascension fulgurante, le délai d’amortissement pourrait encore être revu à la baisse.

Soucieux par ailleurs de ne pas alourdir le travail du pêcheur, le système sera presque intégralement automatisé, exception faite du choix du cap et de la vitesse dictés par le commandant de bord. Une fois muni de ces informations de base, un logiciel d’intelligence artificielle gérera la manœuvre des voiles en fonction de la force et de l’orientation du vent pour parvenir à un rendement optimal.

L’ensemble de ces fonctionnalités seront prochainement testées sur un bateau cobaye, spécialement mobilisé pour le projet. Baptisé le Grand Largue, ce chalutier en bois de 16 m est actuellement aménagé en ce sens. Représentatifs de la diversité de la flotte de pêche européenne, deux autres navires sont déjà pressentis pour recevoir l’équipement. Il s’agit du « Ché Guévara », un bolincheur (2) de 17 m de la société WAKAN TANKA, et du « NOZ DEIZ » un coquillier (3) de 10 m, création de la SARL LAURENTI.

A l’heure actuelle, bien que le secteur de la pêche se montre favorable à cette alternative de propulsion hybride, les initiateurs du Grand Largue attendent l’issue des essais pour commercialiser le concept. Misant sur la prudence, ils souhaitent en effet prendre le temps de mener à bien diverses séries de tests afin de donner toutes les chances au projet de s’installer durablement.

Si elle est la plus surprenante, la réhabilitation de la voile n’est pourtant pas la seule ambition du Pôle Mer Bretagne. Elle prend corps dans une perspective plus vaste, laquelle consiste à repenser intégralement la motorisation type d’un bateau de pêche. Ainsi, sont déjà à l’étude des procédés de récupération des gaz d’échappement, destinés à être reconvertis en sources d’énergie.

Quoiqu’il en soit, s’il parvient à faire ses preuves et à soulager les pêcheurs de la pression dont ils sont victimes, le système pourrait bien susciter l’intérêt des autres utilisateurs de ce que Jean-Yves GLORENNEC, acteur du projet, a appelé avec justesse « l’autoroute de la mer ».

Source : Univers Nature


Posté le 07/07/2008 | 1046 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

21.06.2008 : La Rubrique - La Conjoncture : L'Afrique et l'Amérique du Sud accordent leurs violons

La Rubrique – La Conjoncture :

 

Le Cycle de Doha de l'OMC

 

Le Plan d'Action de Marrakech

L'Afrique et l'Amérique du Sud

Accordent leurs violons

 

 

Marrakech a abrité dernièrement une

conférence des Ministres du Commerce des

pays d'Afrique et d'Amérique du Sud.

Une cinquantaine de pays

Africains et 12 Sud-Américains

prennent part à cette

rencontre initiée par les Ministères du

 Commerce Extérieur et des Affaires Etrangères.

 

 

Cette conférence se veut la première mise en application des mécanismes de suivi prévus, au niveau ministériel, par le Plan d'Action d'Abuja (Nigeria en novembre 2006). Parmi les objectifs de cette conférence figurent l'harmonisation des positions sur les questions du commerce international dans la perspective de la conclusion des négociations du cycle de Doha (Qatar) et la promotion du commerce entre l'Afrique et l'Amérique du Sud.

Au total, il s'agit d'harmoniser les positions sur les questions de commerce international, de promouvoir et de coordonner les positions sur les questions commerciales bilatérales et multilatérales. Autre objectif et non des moindres, soutenir et promouvoir les mécanismes destinés à accroître le commerce interrégional entre l'Afrique et l'Amérique du Sud, y compris les accords des échanges préférentiels entre les pays des deux régions. Rencontre au sommet, cette conférence constituera le point de départ du partenariat commercial entre les pays d'Afrique et d'Amérique du Sud. Elle permettra également de renforcer le flux d'informations échangées entre les deux régions dans le domaine commercial.


Le Maroc a érigé la coopération Sud-Sud, en tant qu'axe principal de sa politique extérieure et s'emploie, par divers outils, à renforcer sa coopération au niveau régional et interrégional. Le premier Sommet Afrique-Amérique du Sud de 2006 a été l'occasion pour le Royaume d'appeler au renforcement des échanges commerciaux entre les deux continents et à l'harmonisation de leurs positions de négociations dans le cadre du cycle des négociations commerciales multilatérales en cours à l'OMC.

Rabat compte consolider cette propension en œuvrant pour le renforcement de la coopération Sud-Sud et la promotion de toute stratégie visant à
développer la coopération économique et technique. Face au processus irréversible de globalisation, la coopération Sud-Sud continue de constituer un élément complémentaire important de la coopération internationale pour le développement, dans la mesure où elle offre de sérieuses possibilités de croissance économique et de développement durable, permettant aux pays du sud de participer, de façon effective, à l'ordre économique global.

 

Une démarche qui s'inscrit de plain-pied dans la Déclaration d'Abuja et qui stipulait que pour ce qui des négociations en cours au sein de l'OMC, les deux régions doivent renforcer leur coopération dans ce domaine plus particulièrement. Une attention particulière doit être accordée à la nécessité de coordonner les positions de nos deux régions afin de promouvoir les intérêts des pays en développement en accordant une attention spéciale aux défis particuliers auxquels sont confrontés les pays les moins avancés. D'où cet appel à la reprise du cycle des négociations de Doha, dans les meilleurs délais.

Car, ce qu'il importe de préciser, c'est depuis quelques temps, la donne a été marquée par une accélération de la mondialisation qui a atteint une ampleur sans précédent. Cette expansion du commerce est allée de pair avec l'ascension d'un Sud dynamique et une croissance rapide des échanges entre les pays en développement. On assiste à une profonde évolution des modèles d'échanges d'investissement Sud-Sud dans de nombreux secteurs et domaines tels les minéraux, les métaux, les combustibles, la production manufacturière, les services ou encore la logistique et la facilitation du commerce. Depuis quelques années, les interactions économiques et commerciales entre les pays du Sud obéissent aux forces du marché, les entreprises du Sud et du Nord reliant entre elles les marchés du Sud au sein de réseaux intra et interindustriels.

La multiplication des échanges entre des entreprises du Sud et d'autres pays en développement et économies en transition conduira à une meilleure compréhension mutuelle des impératifs et des conditions du développement, laquelle stimulera la volonté de créer des partenariats public-privé en vue d'une intégration économique et d'une coopération institutionnelle plus poussées. Tout un chacun nourrit désormais l'espoir que la croissance impressionnante qu'affichent les pays du Sud relancera la croissance de l'économie mondiale à un rythme soutenu et contribuera à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement et à réduire la pauvreté. Il y a là un bien public international et la promesse d'un scénario gagnant-gagnant, non seulement pour le Sud,
mais aussi pour les pays développés et les économies en transition, l'accroissement rapide de la demande émanant des pays du Sud favorisant la création de débouchés commerciaux pour tous.

Source : LE MATIN     


Posté le 21/06/2008 | 29 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

21.05.2008 : La Rubrique - La Conjoncture : La Mutation de l'Agriculture Européenne Passe Mal

La Rubrique - La Conjoncture :

 

La Mutation de l’Agriculture Européenne Passe Mal

 

Bruxelles a présenté mardi des propositions pour renforcer la transformation des aides aux agriculteurs européens entamée en 2003. Mise en place en 1962, la Politique agricole commune (Pac) incitait les exploitations à produire à coup de subventions. C’est ce système qui est remis en cause, la Commission souhaitant désormais réduire les aides, et les soumettre à d’autres critères, comme le respect de l’environnement. Ainsi, le projet européen entend supprimer définitivement les prix minimum garantis aux éleveurs de porcs, céréaliers et producteurs de riz.


                                        Le Broyeur Desvoys

Ces subventions sont accusées par les détracteurs de la Pac d’avoir contribué à la crise alimentaire mondiale. Le président mexicain Felipe CALDERON, soutenu par le Royaume-Uni, a affirmé lundi que les paysans mexicains ont «abandonné la terre» car ils étaient incapables de faire face aux produits subventionnés des Européens et des Américains. Du coup, l’offre est devenue insuffisante et les cours mondiaux des denrées alimentaires connaissent aujourd’hui une flambée sans précédent.

Les Etats membres doivent se prononcer d’ici à la fin de l’année, avant une nouvelle réforme en 2013. D’ores et déjà, les syndicats agricoles français ont fait part de leur mécontentement. «Ces propositions finissent la boucle de l'abandon de tout mécanisme de régulation des marchés. Il faut que la présidence française de l'Union européenne au second semestre attaque le débat de fond sur la politique agricole après 2013», a déclaré Jean-Michel LEMETAYER, le président de la FNSEA, premier syndicat agricole. La voix officielle de la France n’a pas tardé à suivre. «Certains points de la proposition ne sont pas acceptables en l'état», a prévenu le ministre de l'Agriculture Michel BARNIER dans la soirée.

                                                                  Source : 20Minutes


Posté le 21/05/2008 | 32 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

14.05.2008 : La Rubrique - La Conjoncture : Maroc Télécom rachète ses actions

La RubriqueLa Conjoncture :

 

Régularisation :

 

Maroc Télécom rachète ses actions

16.000.000 titres à des prix d'achat et de vente variant entre 150 et 250 DH

 

 

Maroc Télécom vient de mettre en œuvre un programme de rachat de ses propres actions, afin «de régulariser le cours de l'action par des interventions en contre tendance en cas de variation excessive du cours sur le marché, que ce soit à la hausse comme à la baisse».

D'après une note rendue publique par le CDVM, cet objectif sera réalisé sans pour autant fausser le bon fonctionnement du marché boursier. La même source, indique la société, pourrait acquérir un maximum de 16.000.000 actions, soit 1,82% du capital. Le prix maximum d'achat et de vente est fixé à 250 DH, alors que le prix minimum d'achat et de vente est de 150 DH (ou sa contre-valeur en euro). On signale aussi que la valeur de l'ensemble des actions détenues par Maroc Télécom ne pourrait être supérieure au montant des réserves de la société, autres que la réserve légale. Pour rappel, à fin décembre dernier, le montant de ces réserves s'élève à 2.547 MDH La valeur globale de l'ensemble des actions propres que la société peut donc détenir ne peut être supérieure à ce montant.

Ce programme qui s'étalera sur une période maximale de 18 mois, du 29 mai 2008 au 29 novembre 2009, sera financé par les ressources propres de cette société cotée simultanément à Casablanca et Paris, sachant que celle-ci dispose d'une trésorerie disponible de 2.162 MDH (à fin 2007 NDLR) Les actions relatives à ce programme de rachat feront l'objet d'achat et de cession sur les marchés boursiers de Casablanca et de Paris aux prix d'achat et de vente entrant dans la fourchette d'intervention préalablement indiquée.

Rappelons que depuis le 16 octobre 2007 et pour une durée d'un an renouvelable par tacite reconduction, Maroc Télécom a confié à Rothschild & Cie Banque la mise en œuvre d'un contrat de régularisation de cours (signé le 10 octobre 2007) pour lequel un montant de 55 MDH a été affecté. A Paris, il a été mis en œuvre un contrat de liquidité, signé le 4 septembre 2007 pour un montant de 5 millions d'euros affecté au compte de liquidité. Notons qu'à propos de l'évolution de la liquidité opérée entre le 1er avril 2007 et le 31 mars, 70 millions d'actions ont été échangées sur le marché central de la BVC avec un cours moyen pondéré de 151,50 DD.

 

Le volume moyen quotidien est ressorti à près de 86 MDH, correspondant à une moyenne de plus de 283.000 actions Maroc Télécom échangées par séance. Durant le mois de décembre 2007, les volumes des échanges se sont fortement appréciés, avec une moyenne quotidienne de près de 930.000 titres par jour, sous l'effet d'opérations d'allers-retours dont l'objectif serait une optimisation fiscale en anticipation de l'augmentation du taux d'imposition des produits de cession des actions au Maroc. En neutralisant les échanges du mois de décembre 2007, le volume moyen de la période est ressorti à près de 227.000 actions par jour, soit l'équivalent de 69,5 MDH par jour. Par ailleurs, sur le marché de blocs, le titre a été traité durant 4 séances (2 juillet, 5 novembre, 11 et 12 décembre 2007) pour un total de 49 millions d'actions, dont 35 millions sont relatifs à la cession par l'Etat de 4% du capital de Maroc Télécom.

«L'intention de Maroc Télécom n'étant pas d'annuler les titres rachetés, le programme n'aura pas d'incidence sur les comptes de la société autre que l'enregistrement des plus et moins values éventuelles constatées au compte de résultat en fonction des cours de l'action au moment de l'exécution des ordres d'achat ou de vente des titres», peut-on lire dans la note du CDVM. Dans l'hypothèse théorique où le nombre maximum d'actions représentant 1,8% du capital de la société est acheté au cours le plus haut (250 DH) de la fourchette autorisée, et est revendu ensuite au cours le plus bas de cette même fourchette (150 DH), la moins-value potentielle dégagée pour Maroc Télécom serait égale à 1.600 MDH.

 

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Le Beau Fixe

 

La filiale de Vivendi a enregistré au premier trimestre un résultat d'exploitation en hausse de 9% à 3,104 MMDH. A fin mars, Maroc Télécom a enregistré un résultat d'exploitation de 3,104 MMDH en hausse de 9,1% sur un an pour un chiffre d'affaires de 6,965 milliards de dirhams (609 millions d'euros). La marge opérationnelle atteint 44% en progression d'un point de base. Dans un communiqué, l'opérateur Télécom précise que sur une base comparable, le résultat opérationnel a progressé de 10,9% et le chiffre d'affaires de 8,3% sur les trois premiers mois de l'année.

 

Maroc Télécom confirme ses objectifs 2008. "Ces résultats confirment nos prévisions annuelles et ont été réalisés dans un contexte d'énorme croissance des services mobiles, malgré l'impact de la hausse du coût de la vie, notamment des prix alimentaires, de Maroc Télécom et ses filiales", a déclaré Abdeslam AHIZOUNZ, Président du Directoire.

Source : LE MATIN


Posté le 14/05/2008 | 40 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

05.05.2008 : La Rubrique - La Conjoncture : « OBAMA, un gauchiste avec un beau sourire »

La RubriqueLa Conjoncture :

« OBAMA,

un gauchiste avec un beau sourire »

 

 

Ancien porte-parole du

parti républicain, meneur de

 l'offensive contre l'administration Clinton,

Newt GINGRINCH repart au

 combat, contre Barack OBAMA. Il analyse les

atouts et les faiblesses du

sénateur démocrate de

l'Illinois, toujours en tête dans la

 course à l'investiture de son parti pour la

présidentielle. Il le juge affaibli,

tout en appelant à ne pas le sous-estimer.

 

 

Il est l'ancien porte-parole des républicains à la Chambre des représentants. En tant que tel, c'est lui qui avait mené l'offensive baptisée "contrat pour l'Amérique" contre l'administration Clinton. Newt Gingrich a décidé de partir à l'attaque contre Barack OBAMA , dont il estime qu'il sera le probable candidat démocrate à la Maison blanche. Gingrich ébauche ainsi les grandes lignes de l'offensive que prépare le Parti républicain contre OBAMA. Après la victoire inattendue de ce dernier début janvier dans l'Iowa, les chroniqueurs conservateurs les plus en vue à Washington ne voyaient pas comment l'un des leurs pourrait l'emporter face à ce phénomène politique. Trois mois plus tard, les républicains se remettent à croire en leurs chances. Le sénateur de l'Illinois est affaibli par la polémique suscitée par les propos sulfureux de l'ancien pasteur d' OBAMA, Jeremiah Wright, mais aussi par ses difficultés à emporter l'adhésion des cols bleus.

 

Comment expliquez-vous que Barack OBAMA peine à décrocher cette nomination démocrate?


OBAMA n'est pas un homme de gauche comme les autres. Rares sont les progressistes qui peuvent se targuer d'avoir pour pasteur Jeremiah Wright. Il est un politicien d'extrême gauche, mais avec un beau sourire. Ce n'est pas pour rien que le National Journal (conservateur) l'a taxé de sénateur le plus à gauche. Mais il a été présenté comme un idéaliste plaisant, unificateur et postracial, comme un symbole culturel charismatique. Alors qu'il n'est qu'un politicien de gauche se comportant comme n'importe quel politicien. Les gens commencent donc à avoir des doutes.

Il y a un an, les républicains assuraient qu'Hillary Clinton serait plus facile à battre, est-ce toujours le cas?


Je dirais que Mme Clinton a un plancher plus élevé mais un plafond plus bas. Elle ne peut pas espérer obtenir plus de 53% des voix mais elle n'ira certainement pas au-dessous de 47% lors de l'élection générale. Barack OBAMA en revanche a un plafond plus haut mais un plancher plus bas. Il peut gagner jusqu'à 58% de l'électorat en novembre comme il peut n'en mobiliser que 42%. Tout dépend de quel OBAMA  se présentera en septembre. Si c'est l' OBAMA de la gauche pure qui méprise les petites villes, on a vu comment il s'est fait ramasser en Pennsylvanie [qu'il a perdu 55%-45% contre Clinton].

OBAMA ne serait donc pas le candidat au-dessus des partis qu'il affirme être?


Bien sûr que non. C'est un démocrate progressiste, mais il ne faut pas le sous-estimer. Il est un des politiciens les plus accomplis de notre temps. C'est un intellectuel attirant, sa famille est charmante, il a galvanisé la jeunesse et il surfe sur cette aura de la différence. Mais la Pennsylvanie et dans une moindre mesure l'Ohio ont coupé son élan, où il n'a pu compter réellement que sur le vote noir et le vote de la gauche intellectuelle.
 
OBAMA et Mc Cain chassent sur les mêmes terres, les indépendants. OBAMA ne représente-t-il donc pas un plus grand danger pour le candidat républicain?


N'est-ce pas une ironie de l'Histoire que McCain soit notre candidat, alors qu'on le pensait fini il y a tout juste un an? Pendant que les démocrates continuent d'en découdre, McCain se comporte déjà en homme d'Etat avec ses voyages au Moyen-Orient, à Paris, à Londres. Mais OBAMA reste un formidable adversaire. Il demeure aussi le nominé démocrate le plus probable, même s'il n'est plus aussi intouchable qu'avant.                                                 

 

Source : Le Journal du Dimanche


Posté le 06/05/2008 | 1734 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

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