Articles
10.10.2008 - Les Valeurs Ancestrales : VI - Sidna Mohammed, Sceau des Prophètes ... (Suite ...)
La Rubrique – Les Valeurs Ancestrales :
VI – Sidna Mohammed,
Sceau des Prophètes
Sur la Différence des
Systèmes Chronologiques
Par : Mohammad Ibn Jarir Tabari
Selon Jaber Ibn Abdallah, le
Prophète Sidna Mohammed, que la
bénédiction et le salut de
Dieu soient sur Lui, étant en voyage, vit un
rassemblement autour d'un
homme qu'on abritait du soleil
Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-il.
- C'est un homme qui jeûne, lui répondit-on.
- Ce n'est pas un acte de
dévotion que de jeûner en voyage ».
Traduction : Association Al Imam AL BOUKHARI

Al Madina Al Mounaouara
Suite :
J'ai lu dans toutes les traditions qu'Abou-Bakr, après sa conversion, tint sa foi secrète; mais chaque fois qu'il se trouvait dans la mosquée à causer avec quelqu'un, il lui en parlait et l'engageait à l'islamisme ; il conduisait auprès du Prophète ceux qui acceptaient ; et ils prononçaient la profession de foi. Le premier qui fut converti par Abou-Bakr fut Othmân, fils d'Affân ; il convertit ensuite Abderrahman, fils d'Aouf, puis Zobaïr, fils d'Awwâm, puis Talhâ, fils d'Obaïdallah, puis Saad, fils d'Abou-Waqqâs. Ils furent ainsi trente-neuf adhérents, qui tenaient leur foi secrète. Ils n'osaient pas se rendre à la mosquée de La Mecque pour prier, ni eux ni le Prophète : ils priaient, soit à la maison, soit sur le mont Hirâ.
Le premier qui en eut connaissance fut Abou-Tâlib, qui demanda à Mohammed quelle était la religion qu'il avait établie. Le Prophète le lui dit et voulut le convertir. Abou-Tâlib lui répondit : Je ne veux pas abandonner ma religion, qui est celle de mes pères ; si Dieu t'a ordonné cette œuvre, accomplis-la, je te protègerai, et personne ne pourra te molester. Un jour, Abou-Tâlib vit Ali faire la prière. Il lui dit : Mon fils, qu'est-ce que ce culte ? Ali, craignant la colère de son père, répondit : c'est Mohammed, le Prophète de Dieu, qui m'a converti à cette religion. Abou-Tâlib dit : Si Mohammed te l'a dit ainsi, observe-le ; car Mohammed n'a jamais dit et ne dit pas le mensonge.
On disait, dans les réunions de la mosquée, que Mohammed avait fondé une nouvelle religion, qu'il prétendait être le Prophète de Dieu et avoir reçu de Dieu un message, que quelques personnes avaient cru en lui et pratiquaient la prière en secret. Abou-Djahl, fils de Hischâm, parla ainsi : Si j'apprends que quelqu'un ait cru en lui, j'écraserai sa tête comme celle d'un serpent ; et si je vois Mohammed venir à la mosquée et adorer un autre objet que Hobal, je lui lancerai à la tête une pierre et ferai jaillir son cerveau ; et Abou-Tâlib perdra le commandement, quand j'aurai frappé son neveu.
Abou-Tâlib était le chef des descendants de Hâschim : le chef des Benî-Makhzoum était Abou-Djahl, fils de Hischâm qui portait le surnom d'Abou-‘l-‘Hikam.
C'est le Prophète qui l'avait appelé Abou-Djahl. Le chef des Beni-Adî était Omar, fils d'Al-Khattâb, dont le pouvoir était égal à celui d'Abou-Djahl. Après Abou-Tâlib, le commandement des Beni-Hâschim passa à Abbâs, son frère, qui était ami du Prophète, mais qui ne pouvait pas le protéger contre les incrédules. Le plus hostile de ceux-ci, parmi les Hâschimites et les oncles de Mohammed, était Abou-Lahab, fils d'Abdou'l-Motalib ; les plus hostiles des Beni-Makhzoum étaient Abou-Djahl et Walîd, fils de Moghaïra et, parmi les Benî-‘Adî, ‘Omar, fils d'Al-Khattâb. Le Prophète avait le désir de faire la prière dans la mosquée, mais il ne l'osait pas, craignant Abou-Djahl et Omar, les deux personnages les plus puissants de La Mecque et ses plus grands adversaires. Lorsque ses sectateurs furent au nombre de trente-neuf personnes, le Prophète adressa à Dieu la prière suivante : Dieu, tu sais que ta religion n'a pas de plus grands ennemis parmi les hommes que ces deux personnages : Abou-Djahl et ‘Omar, fils d'Al Khatâb.
Dirige celui des deux que tu préfères dans la bonne voie, et favorise le de l'islamisme, afin que cette religion soit répandue par lui. Mohammed Ben-Djarîr n'a pas raconté dans son livre la conversion d'Omar, fils d'Al-Khattâb, quoique ce soit un récit agréable. Je vais le rapporter tel que je l'ai lu dans d'autres livres, comme je viens de rapporter la conversion d'Abou-Bakr Eç-çiddiq. ‘Omar avait une sœur mariée à Tal'hâ, fils d'Obaïdallah. Un jour, Omar, venant chez sa sœur, entendit qu'elle récitait le Coran. Il entra dans la maison et lui dit : Qu'est-ce-que tu viens de réciter ? Est-ce que tu as embrassé la religion de ce fou ? Sa sœur lui répondit : il n'est pas fou ; il est le Prophète de Dieu. Omar dit : laisse-moi voir l'écrit que tu viens de lire. Sa sœur répliqua : tu le souillerais ; tu ne dois pas le toucher. Omar dit : Que dois-je faire pour me purifier ? – Il faut te laver la tête et corps.
Omar ayant fait ainsi à l'instant même, sa sœur lui remit l'écrit, et Omar y lut les versets suivants: “ Au nom du Dieu Clément et Miséricordieux. Ta Ha. Nous ne t'avons pas envoyé le Coran pour que tu sois malheureux, mais pour servir d'avertissement à celui qui craint Dieu. Il est envoyé par celui qui a créé la terre et les cieux élevés ”, etc. (Sur. XX ; vers. 1 et suiv.) Omar dit : S'il en est ainsi, l'idolâtrie que nous pratiquons est absurde, et nos dieux ne sont rien. Il dit ensuite à sa sœur : Où est Mohammed ? Elle répliqua : Si tu ne veux rien lui dire (de désagréable), je te conduirai auprès de lui. Omar le promit, et sa sœur le conduisit chez le Prophète, dans la maison de Khadija. Lorsque Omar entra dans l'appartement, le Prophète lui : Pourquoi viens-tu ? – Je viens, dit ‘Omar, embrasser ta religion. Le Prophète lui dit : Grâces soient rendues à Dieu de ce qu'il a exaucé ma prière en ce qui te concerne, et non en ce qui concerne ton ami Abou-Djahl. Omar prononça la formule de foi et dit ensuite au Prophète : Que faut-il faire maintenant ? – Il faut accomplir la prière, dit Mohammed. Qu'est-ce que la prière ?
– C'est l'action de prier Dieu. Où faut-il prier ? Pour le moment dit Mohammed, il faut le faire en secret, jusqu'à ce que nous puissions le faire publiquement.
Omar dit : Nous avons adoré Lât et Hobal en public, et nous devrions adorer Dieu en secret ! Viens, sortons.
Le Prophète et tous ses compagnons se rendirent à la mosquée, firent les tournées autour du temple et prièrent en public. Les principaux personnages qoraïschites qui s'y trouvaient n'osèrent rien dire, parce que Omar était avec le Prophète. A partir de ce moment, Mohammed y accomplissait sa prière, et venait librement au temple, lui et ses compagnons. Trois ans après, Dieu lui envoya ce verset : “ O apôtre, fais connaître ce qui t'a été envoyé de la part de ton Seigneur ”, etc. (Sur. V, vers. 71) Alors le Prophète adressa publiquement sa prédication à tous.
Prédication publique de l'islamisme Après avoir reçu ce verset, le Prophète se rendit au temple de la Kaâba et le récita devant les hommes. C'est dans la mosquée qu'il leur adressa le premier appel. Ensuite il alla au mont çafâ, éleva la voix, et tous les habitants de La Mecque s'y réunirent. Mohammed leur parla ainsi : Quelle conduite ai-je tenue parmi vous ? Ils répondirent: Tu es un homme véridique et sûr ; nous n'avons jamais entendu de toi un mensonge. Mohammed reprit : Maintenant je dis : Je suis l'apôtre de Dieu, envoyé vers vous.
Adorez Dieu et abandonnez les idoles, sinon le châtiment descendra sur vous du ciel et vous serez exterminés. Abou-Lahab, son oncle, qui se trouvait dans l'assistance, se leva et dit : Toi, Mohammed, tu veux nous appeler à une religion. Sois maudit, toi et ta religion. Il engagea le peuple à se retirer, en disant : Allez, ce Mohammed est fou. Alors Dieu envoya à son intention les versets suivants : “Que les deux mains d'Abou-Lahab périssent”, etc. (Sur. CXI, vers I et suiv). Abou-Lahab, par hostilité envers le Prophète, avait l'habitude de mettre des épines sur son chemin et sur celui de ses amis, de sorte qu'ils se blessaient les pieds. Sa femme faisait de même. Ensuite Dieu envoya à Mohammed le verset suivant : “ Adresse l'appel à tes proches parents ”. (Sur. XXVI, vers. 214).
Source : Le Matin
A Suivre . . .
Posté le 10/10/2008 | 18 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
10.10.2008 - Le Développement Durable : Le Maroc en voie de vieillissement
Le Développement Durable :
Population :
Le Maroc en
voie de vieillissement
Le pays devrait compter
quelque 5,8 millions de personnes
âgées en 2030
«Les vieux ne meurent pas, ils
s'endorment un jour et dorment
trop longtemps . . .
Les vieux ne bougent plus, leurs
gestes ont trop de rides, leur
monde est trop petit» . . .
Voici une image que Jacques
Brel a bien su décrire dans
l'une de ses chansons.

Il parlait des personnes âgées, évaluait leurs gestes et soulignait leur vulnérabilité. Cette image s'adapterait à merveille avec certains vieux au Maroc. Surtout si l'on sait que notre pays a vu son effectif des personnes âgées tripler entre 1960 et 2004, passant de 833 mille à 2,4 millions. Dresser le profil démographique et socio-économique de cette catégorie de la population, saisir les relations qu'elle entretient avec les milieux familial et social ou encore appréhender l'état de santé des sujets sont devenus donc une priorité du Haut commissariat au plan (HCP). En 2006, une enquête nationale auprès de 3.000 personnes a été réalisée. Les chiffres qui y sortent sont époustouflants. Ils sont présentés, cette année, à l'occasion de la Journée internationale des personnes âgées. Ainsi, selon un communiqué du HCP, de nombreuses personnes âgées vivraient plus longtemps et leur effectif s'accroîtrait entre 2004 et 2030 au taux de 3,5% (contre 0,9% pour l'ensemble de la population) pour atteindre 5,8 millions en 2030.
En effet, au cours de la dernière période intercensitaire (1994-2004), le taux d'accroissement moyen annuel était de 2,6% contre 1,4% pour l'ensemble de la population. «Cette tendance est appelée à se poursuivre, voire même à s'accélérer. De nos jours, l'espérance de vie augmente, on la situe actuellement à 72 ans. Aussi, suite à l'avancement de la science, le nombre des naissances s'amplifie jour après jour. D'ici 2030, le Maroc abritera une population dont une bonne partie est âgée», confie une source du HCP. Aussi, il sied de noter que «l'évolution d'âge» de cette catégorie sociale à des conséquences, entre autres, socio-économiques. «Vu l'importance du secteur informel et la faible couverture de la protection sociale, associées à la dégradation physique sous le poids de l'âge, le vieillissement de la population constituerait une source importante de précarité, particulièrement pour les femmes», explique notre source.
En effet, l'avantage dont les femmes bénéficient en termes d'espérance de vie (73,9 ans versus 71,4 ans en 2008) risque d'être perdu lorsqu'elles seront vieilles : « La gent féminine court plus de risque de se trouver seule, souvent, en tant que veuve. Surtout si l'on sait que 54,4% des femmes étaient dans cet état, en 2004, contre 5,9% pour les hommes».
Aussi, il n'y a pas que la solitude qui guette les femmes d'ici 20 ou 30 ans mais aussi la vulnérabilité. «Ces femmes risquent d'être dans une situation de vulnérabilité ou même de précarité accentuée par un analphabétisme qui touche 95% de celles âgées. Il est temps d'apprendre des erreurs des autres pays, notamment l'Allemagne et préparer une bonne prise en charge des personnes âgées», rappelle notre source du HCP.
Prise en charge
«Le Maroc a dépassé sa transition démographique, et nous sommes bel et bien devant le vieillissement de la société. Il est temps de réfléchir à une solution pour prendre en charge nos futurs vieux», a affirmé Saïdi Salama, professeur à l'Institut statistique de Rabat, lors d'une conférence-débat organisée par l'association de l'Université du 3e âge (UNI3 Casa). Selon le professeur Saïdi, le vieillissement démographique se réfère à un processus de changement sur la structure par âge de la population, dû, entre autres, à la baisse de la natalité et au recul de la mortalité : «De nos jours, nous assistons à l'antipode de la situation démographique des années 80. En effet, bien avant cette époque, le Maroc vivait à un rythme de croissance rapide, le taux de la mortalité baissait et celui de la natalité augmentait. Pendant les années 80, l'évolution s'est caractérisée e par une atténuation de la croissance entamée. Ceci vu la prolifération des moyens de contraception et du recul de l'âge de mariage. Ensuite, le Maroc est rentré dans un labyrinthe de la transition démographique dû à plusieurs facteurs, notamment la fécondité, l'âge de mariage, la contraception et la baisse de la mortalité».
Ainsi, puisque le vieillissement de la population est imminent, il vaut mieux prendre en charge cette catégorie sociale. Plusieurs propositions sont à discuter, notamment le développement de la protection sociale, la prise en charge des maladies, la préparation des maisons de vieux et pourquoi pas la révision de l'âge du départ en retraite. «Personnellement, je pense que tant la personne est capable de travailler, qu'on la laisse faire. Il existe des sexagénaires qui sont encore capables de donner de bons rendements», souligne une source du HCP.
Pour ainsi dire qu'en matière de vieillissement, c'est la notion d'autonomie qui prévaut. Cette phase consiste à définir le vieillissement par l'état de santé et l'âge de la personne. En effet, plusieurs facteurs caractérisent les étapes de croissance. Ainsi, si le 2e âge, qui se situe entre 15 et 60 ans, est caractérisé par l'activité, le 3e âge englobe les personnes de 60 à 75 ans. Il s'avère que ces sexagénaires ont le potentiel de travailler et de générer une rentabilité économique à l'encontre du 4e âge (au-delà de 75 ans) qui est souvent caractérisé par l'inactivité et la fragilité physique. Une fragilité qui mène inéluctablement vers l'âge ultime de l'être humain, un âge appelé par euphémisme le «troisième âge».
*****************************************************************
Plus de 55 ans
Et oui! Il paraît qu'on ne finit jamais d'apprendre! Si vous êtes «jeunes», à ''plus de 55 ans'', que vous avez le temps libre après une vie professionnelle active, que vous désirez occuper vos loisirs, voire échapper à une certaine solitude et s'instruire davantage, sachez qu'une université du troisième âge existe. Il s'agit de l'«UNI 3 Casablanca». Fondée selon l'esprit de la charte nationale (loi 01.00) de l'éducation et de la formation organisant l'enseignement supérieur, UNI 3 Casa permet à ses membres (principalement aux personnes qui ne sont plus engagées dans la vie professionnelle) d'acquérir une distance critique face au flot d'informations, de rester des citoyens responsables et de développer leurs capacités de création et de recherche
Source : Le Matin
Posté le 10/10/2008 | 8 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
04.10.2008 - Evénements : OBAMA, en tête dans plusieurs Etats clés
La Rubrique – Evénements :
Sondages :
OBAMA en tête dans
plusieurs Etats clés
Trois nouveaux sondages montrent que le
candidat démocrate gagne du
terrain sur son rival
républicain, John McCain, dans
l'Ohio, la Floride et la Pennsylvanie

L'horizon se dégage pour le démocrate Barack Obama à environ un mois de l'élection présidentielle américaine, plusieurs sondages publiés mercredi 1er octobre le donnant favori face à John McCain et une étude le plaçant au-dessus de la barre des 50% dans trois des principaux Etats clefs. Le sénateur de l'Illinois compte par ailleurs sept points d'avance sur son rival, dans un sondage national Associated Press-GfK publié mercredi.
Une enquête du Pew Research Center accorde sept points d'avance à Barack Obama au niveau national (49% contre 42% pour M. McCain) tout comme un sondage du magazine Time (50% contre 43%). L'étude du Pew souligne que jamais Barack Obama n'avait bénéficié d'un score aussi élevé depuis juin.
Effet négatif de Palin sur la
campagne McCain
La dernière enquête du Pew, publiée à la mi-septembre, plaçait les deux candidats pratiquement à égalité (46% pour Barack Obama contre 44% pour John McCain).
Selon le Pew, trois facteurs expliquent la progression du candidat démocrate: sa performance jugée "excellente ou bonne" lors du débat télévisé de vendredi, la confiance qu'il inspire pour résoudre la crise financière et l'effet négatif de Sarah Palin sur la campagne McCain. Selon l'étude du Pew, 51% des Américains estiment que la gouverneure de l'Alaska n'est pas qualifiée pour éventuellement devenir présidente des Etats-Unis. Mais comme les Etats seront gagnés en bloc lors de l'élection, ce qui peut remettre en cause le vote populaire comme on l'a vu lors du précédent scrutin, l'avance de Barack Obama dans des Etats qui feront la différence, détectée par l'université Quinnipiac, peut être significative.
Plus utile que nuisible
Selon ces trois enquêtes téléphoniques, menées du 22 au 26 septembre auprès de quelque 3000 électeurs potentiels de l'Ohio, de Floride et de Pennsylvanie, Barack Obama dépasse les 50% dans les Etats qu'il doit remporter pour gagner la course. Les sondés estiment majoritairement dans les trois Etats que le candidat démocrate a été plus utile que nuisible dans la résolution de la crise financière. Il aurait donc pris l'avantage dans son débat avec McCain la semaine dernière. Les trois sondages de l'université Quinnipiac donnent Obama à 51% en Floride (27 voix de grands électeurs), contre 43% à McCain, à 50% dans l'Ohio (20 grands électeurs), contre 42%, et à 54% contre 39 % en Pennsylvanie (21 grands électeurs). Depuis 1960, aucun président n'a jamais été élu sans l'emporter dans au moins deux de ces trois Etats. Toutefois, un autre sondage de l'université Suffolk lui donne une marge plus étroite, 4% en Floride, à 46% contre 42%, avec 4% de marge d'erreur.
Source : Nouvel Observateur
Posté le 04/10/2008 | 135 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
04.10.2008 - Le Développement Durable : Tendresse pour nos amies les bêtes
La Rubrique – Le Développement Durable :
Journée Mondiale des Animaux
Tendresse Pour Nos
Amies Les Bêtes
En matière de protection des
animaux, notre pays accumule un
grand retard. Une bonne partie de
nos citoyens continuent de
manifester envers ces êtres une
relation liée à la nourriture ou une
agressivité non justifiée.

Le 04.10.2008 : Journée Mondiale des Animaux
Sans Commentaire
Tandis que l'autre catégorie considère que s'occuper des bêtes est un luxe de société. Mais au-delà de ces deux tendances, il suffit de constater le nombre important de chiens et de chats errants ou d'animaux écrasés sur nos routes pour dire qu'il est temps d'agir. «Nous avons même régressé à l'échelle de l'adoption des animaux, les chiens ne sont toujours pas admis dans nos maisons à quelques exceptions», lance Houssine Nibani, nommé ambassadeur de la Journée mondiale des animaux au Maroc et qui devrait la promouvoir à l'échelle maghrébine. Un événement célébré chez nous le 4 octobre à partir de 2006, alors qu'elle a débuté en 1931, lors d'une convention d'écologistes à Florence, afin d'alerter l'opinion publique sur le sort des espèces menacées. Depuis, elle s'est élargie à toute forme de vie animale pour être célébrée à travers le monde.
A l'échelle nationale, organisations, groupes, refuges pour animaux, lieux de cultes, écoles, clubs et individus sont invités à participer à cet un évènement annuel. Ainsi des associations ont préparé des programmes de sensibilisation du public notamment à la lutte contre la maltraitance des ânes, qui sont utilisés comme moyen de transport dans des conditions lamentables. Ces actions visent également le respect des animaux sauvages dans leur milieu naturels (forêts, réserves, etc.). «Nous lançons un appel aux différents ministères concernés Education nationale, Environnement, Agriculture, pour joindre leurs efforts à travers l'élaboration de partenariat permettant de créer des outils opérationnels afin de divulguer nos messages de sensibilisation dans les écoles, les administrations d'élevage, les zoos et les parcs naturels qui ignorent encore cet événement», ajoute le président de l'«Association AZIR pour la gestion intégrée des ressources» à El Hoceima.
Pour sa part, la Société protectrice des animaux et de la nature (SPANA), célèbrera à sa manière cette journée sur le thème «L'apport des animaux pour les personnes à besoin spécifique». Dans ce sens, il est prévu l'organisation de visites pour les personnes à besoin spécifique en collaboration avec des institutions ou des associations œuvrant pour le bien-être de cette catégorie sociale. Cette action vise à sensibiliser le personnel soignant (médecins, infirmiers, etc.), encadrants, conseillers pédagogiques, parents, famille de ces personnes à besoin particulier pour utiliser les animaux des centres dans le traitement de leurs patients.
Cette association pointe du doigt elle aussi le déficit en matière de droits des animaux. «Il y a très peu de sensibilisation à la protection animale au Maroc du fait de l'ignorance d'une part et d'autre part, des conditions socio-économiques difficiles des propriétaires, qui les empêchent de s'occuper correctement de leurs animaux», indique Abdelhamid Belemlih, président et directeur de la SPANA. Pour combler relativement cette situation, cette organisation met à la disposition du public ses dix centres régionaux (Rabat, Marrakech, Khémisset, Khénifra, Midelt, Chémaia, Had Ouled Frej, Tanger et Casablanca). Ils sont équipés pour les consultations, les traitements et l'hospitalisation des équidés, des chiens et chats et proposent des services gratuits pour les animaux dont les propriétaires sont démunis. De même, ces centres reçoivent des groupes scolaires pour les sensibiliser aux problèmes de l'environnement.
Quant à la lutte contre les animaux indésirables, notamment les chiens et les chats, la SPANA ne partage nullement les campagnes d'abattages des animaux errants, qui selon est s'avère inefficaces sans parler de méthodes un peu barbares qui sont utilisés. «Le meilleur moyen de lutter efficacement contre cette population d'animaux indésirables est de les identifier, afin de responsabiliser leurs propriétaires en cas de problèmes posés par leurs bêtes. De même, il est nécessaire de sensibiliser ces personnes à la nécessité de stériliser leurs animaux, afin d'éviter les portées indésirées.
Mais pour être efficaces, ces mesures doivent être accompagnées de sanctions à l'encontre des propriétaires ne respectant pas ces règles», souligne M. Belemlih. Pendant ce temps, les défenseurs de la nature dénoncent le manque de signalisation incitant les automobilistes à ne pas écraser les animaux nocturnes (hérissons, par exemple), la disparition des phoques moines sur la cote méditerranéenne à cause de la pêche à la dynamite et les filets maillant dérivants interdits au niveau mondial et qui continuent à tuer des milliers de dauphins et des baleines. Sans parler du marché du trafic des animaux endémiques du Maroc vers l'étranger, ou encore pire leur utilisation comme remède médical traditionnel dont certains animaux rares ou en danger, chez des herboristes traditionnels (atar), qui exercent leur métier dans une impunité totale.
**********************************************************
L'hippothérapie
L'utilisation de certains animaux sélectionnés comme agents dans une grande variété d'approches thérapeutiques est devenu de plus en plus répandue. Deux exemples ont été mis en évidence : chiens de compagnie pour personnes handicapées confinées dans des fauteuils roulants et «l'hippothérapie» ou promenade à dos de cheval dans le cadre d'un programme thérapeutique. Les chiens de compagnie assurent, pour les patients en fauteuil roulant, une source de stimulation sociale qui est en général constante et plus fiable que la plupart des compagnons de l'homme, y compris les conjoints, frères et sœurs, ou thérapeutes.
En outre, un certain nombre d'études empiriques ont démontré que la présence d'un chien de compagnie permet augmenter la quantité et la qualité de l'attention dirigée vers les personnes handicapées à la fois par les personnes familières et les étrangers. Cet effet «d'aimant» des chiens de compagnie peut être un bénéfice notable aux personnes handicapées, parce que la recherche a clairement démontré que les individus avec d'autres handicaps physiques ont tendance à être évités ou ignorés à la fois par les personnes familières et étrangères, par rapport aux personnes non handicapées.
Source : Le Matin
Posté le 04/10/2008 | 163 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
03.10.2008 - Les Valeurs Ancestrales : V - Sidna Mohammed Sceau des Prophètes (Suite . . . )
La Rubrique – Les Valeurs Ancestrales :
V – Sidna Mohammed,
Sceau des Prophètes
Sur la Différence des
Systèmes Chronologiques
Par : Mohammad Ibn Jarir Tabari
Selon Aïcha, Hamza Ibn Amr
Al Aslami a dit au
Prophète Sidna Mohammed que La
Bénédiction et Le Salut de Dieu Soient sur Lui :
Dois-je jeûner en voyage ?
Car il jeûnait beaucoup, l'envoyé de
Dieu lui répondit :
« Si tu veux jeûner et si tu ne veux pas ne le fais pas».
Traduction : Association Al Imam AL BOUKHARI

Le Mont de la Lumière . Jabal Ennour
Suite :
Quant à Mohammed, il n'a jamais bu de vin, ni avant, ni après sa mission prophétique. Quand Khouwaïlid fut ivre, Abou-Talib lui fit la demande de Khadija ; Khouwailid consentit, et l'on conclut le mariage. A la tombée de la nuit, les hôtes se retirèrent, et Khadija fit coucher son père et le couvrit d'aromates, de khalouq et de safran. Il était d'usage chez les Arabes que, lorsqu'un père mariait sa fille, il se couvrit d'aromates, de khalouq et de safran.
Au matin, lorsque Khouwailid se réveilla, voyant ces aromates, il dit : «Que signifie ceci ?» On lui répondit : «Tu as marié hier Khadija à Mohammed, le neveu d'Abou-Talib». Khouwailid le nia. On lui dit : «Tu lui as donné Khadija en présence de tous les Qoraïschites et des habitants de La Mecque». Alors il se rendit auprès de Khadija et lui dit : «Que signifie ce langage, que je t'aurais mariée hier à Mohammed ?» Khadija répondit : «Tu le sais bien, que te dirai-je ?» Khouwailid dit : «J'irai aujourd'hui dans l'assemblée des Qoraïschites, au temple de Ka'ba, et je me dédirai, j'intenterai un procès à Abou-Talib et je querellerai Mohammed, afin qu'il te répudie». Khadija dit : «Ne le fais pas, tu me déshonorerais ; si ce n'est pas une honte de séparer une femme de son mari, il est déshonorant pour elle de le quitter si tôt. Je suis une femme considérée ; personne ne me soupçonne de rien, on dira donc que tu as conclu cette affaire avec Abou-Talib, par amitié pour lui. Mais si tu en fais un litige, on causera sur moi, et cela sera fâcheux pour moi».
Khouwailid répliqua : «Les personnages les plus importants de La Mecque t'ont demandée en mariage, et j'ai refusé de te donner, et je t'accorderais maintenant à un homme pauvre ! Que dira-t-on ?» Khadija répondit : «On sait que je n'ai pas besoin de la fortune d'un autre ; ce qu'il faut, c'est que j'épouse un homme qui soit mon égal. Or Mohammed est mon égal dans la famille des Qoraïschites ; il a une bonne réputation parmi les hommes, il est connu pour sa probité et son honnêteté, personne ne le soupçonne d'aucun des vices dont on accuse d'ordinaire les jeunes gens. Plus tu considéreras cette affaire, plus elle te semblera acceptable». Khouwailid garda le silence, et ne parla plus de ce mariage.
Le lendemain, Khadija installa Mohammed chez elle. Quelques traditions rapportent que le père de Khadija était déjà mort, et que c'est son oncle Amr, fis d'Asad, qui la maria.
Mohammed était marié avec Khadija depuis quinze ans, lorsque, à l'âge de quarante ans, il reçut sa mission prophétique ; Khadija , à partir de cette époque, vécut encore cinq ans. C'est elle qui la première embrassa l'islam. Elle mourut après avoir vécu vingt ans avec Mohammed, et, pendant ce temps, Mohammed, par affection pour elle, n'avait pas pris d'autre femme. Il avait eu d'elle trois fils et quatre filles. Ses fis étaient : Qâsim, qui fit donner à Mohammed le surnom d'Abou l'-Qâsim, Tahir et Tayyib. Les quatre filles se nommaient : la première, Zaïnab, la deuxième, Roqayya, la troisième, Oum-Kolthoum, et la quatrième, Fatima. Les trois fils moururent avant sa mission, mais ses autres filles survécurent.
Mohammed usait généreusement de la fortune de Khadija, tous les habitants de La Mecque s'accordaient à reconnaître son influence et sa droiture; on l'appelait Mohammed Al-Amin. Quiconque avait un dépôt à placer le lui apportait, et tous ceux qui avaient un litige entre eux venaient le soumettre à son arbitrage. C'était l'opinion générale que, lorsque Abou-Talib viendrait à mourir, il n'y aurait pas d'homme plus digne que Mohammed d'exercer le gouvernement de La Mecque.
Lorsque Mohammed fut âgé de trente-cinq ans, les Qoraïschites démolirent le temple de la Ka'ba pour le reconstruire à nouveau. Au moment de poser la pierre Noire, tous avaient la prétention de le faire. Alors ils convinrent de réserver cet honneur à Mohammed, qui posa la pierre de ses propres mains.
Reconstruction du temple de la Ka'ba
Le temple de la Ka'ba n'avait pas été touché depuis le temps d'Abraham. La cause pour laquelle on le démolit fut la suivante : Abraham et Ismaël l'ayant construit entre deux collines, sur le sol plat, chaque fois que la pluie formait un torrent, l'eau entrait dans le temple. Depuis de longues années on avait l'intention de le démolir, pour exhausser le sol, afin d'empêcher l'eau de pénétrer dans l'édifice, mais personne n'avait osé y porter la main. Les Qoraïschites étaient divisés en quatre grandes tribus: les Benî-Haschim, les Benî-Makhzoum, les Benî Oumayya et les Benî-Zohra.
On attribua à chacune de ces tribus, auxquelles ont adjoignit les autres habitants de La Mecque, la démolition de l'un des quatre côtés de l'édifice ; les Beni-Djouma'h et les Beni-Sahm furent chargés de la réparation du toit. On convint d'un commun accord de commencer la démolition tous, en même temps, afin que, si Dieu punissait l'entreprise, le châtiment frappât tout le monde également. Alors ils vinrent un jour, puis le jour suivant, ensuite le troisième et le quatrième jour, munis de pioches, se tenant à distance du temple, et personne n'osait commencer. Le cinquième jour, Walid, fils de Moghaïra, le doyen d'âge des Beni-Makhzoum, s'approcha et dit: «Ô hommes, il ne fallait pas prendre cette résolution. Mais maintenant que vous l'avez prise, il faut la mettre à exécution».
Dieu connaît nos intentions relativement à ce temple. Les autres lui répondirent : «Tu es les plus âgé ; commence toi-même». Walid saisit sa pioche, s'approcha du mur de l'édifice, du côté qui avait été assigné aux Beni-Makhzoum, et dit : «Ô Seigneur, tu sais que notre intention, dans cette œuvre de destruction, est la reconstruction de ce temple, que nous voulons rebâtir plus solidement qu'il n'est à présent». Ensuite, il attaqua avec sa pioche un coin du mur, et pratiqua de ce côté une large ouverture.
Les autres le regardèrent de loin, et aucun d'eux n'osa s'approcher. Puis Walid s'en alla ; tous les autres s'en retournèrent également, en disant: «Si, cette nuit, il n'arrive à Walid aucun accident, nous nous mettrons tous demain, à démolir le temple. La nuit s'étant bien passée pour Walid, ils revinrent le lendemain, et chacun se mit attaquer son côté, et la démolition fut achevée jusqu'au ras du sol ; ils continuèrent au-dessous du sol, jusqu'à la profondeur de la taille d'un homme. Alors ils rencontrèrent une pierre verte, qui résistait à l'action du fer. Elle formait le fondement du temple, dont il est dit dans le Coran.
«Et lorsque Abraham et Ismaël eurent élevé les fondations de la maison… » (Sur. II vers. 121). Lorsqu'ils ne purent pas pénétrer plus avant, ils entassèrent immédiatement au-dessus de ces fondations des pierres, comme on les voit encore aujourd'hui, et élevèrent ces soubassements au-dessus du sol, à la hauteur d'un homme ; ensuite ils commencèrent la maçonnerie. De cette façon, ils étaient sûrs que l'eau des torrents qui viendrait assaillir les murs ne pourrait plus les endommager. Ils élevèrent les quatre murs à leur hauteur primitive, formés chacun d'une seule pierre, et ces pierres furent adaptées les unes aux autres, de même que le toit. Ensuite ils fixèrent la porte, la même porte, de fer, couverte de plaques d'or, qui avait été fabriquée par Aboul'I-Mottalib, et qui existe encore aujourd'hui.
Au moment où l'on devait poser la pierre Noire à l'endroit où elle était placée auparavant, les quatre tribus des Qoraîchites, les Beni-Haschim, les Beni-Makhzoum, les Beni Djouma'h et les Beni-Sahm se disputèrent l'honneur de la poser.
Chaque tribu et chaque parti prétendait y avoir plus droit que les autres, alléguant sa plus grandes noblesse, sa puissance ou sa gloire parmi les Arabes.
Alors les anciens des quatre sections se réunirent en assemblée à la mosquée ; la pierre Noire était placée devant eux. Chaque parti faisait valoir sa gloire et celle de ses ancêtres. Les uns disaient : «Nos ancêtres ont combattu à telle journée, dans telle guerre, à telle époque : notre noblesse a la prééminence». Les autres alléguaient leur noblesse et celle de leur famille et leurs origines. Ces discours se prolongèrent pendant quatre ou cinq jours. Les anciens se réunissaient et se séparaient chaque jour, en tenant le même langage, et s'accusaient entre eux de mensonge ; ils s'injuriaient et lançaient les uns contre les autres les pierres du temple. Cette lutte durant toujours, ils allaient en venir à se combattre.
Dans cette crainte, les anciens s'étant réunis un jour. Walid, fils de Moghaïra, le doyen d'âge, les exhorte à cesser cette contestation pour éviter la guerre civile, et il leur dit : Convenons entre nous de prendre pour arbitre le premier homme qui entrera dans le temple, et de nous soumettre à sa décision pour savoir qui posera cette pierre. Tous consentirent et s'engagèrent par serment. Ils étaient encore à parler lorsque Mohammed parut au loin. Ils s'écrièrent : C'est Mohammed Al-Amîn qui vient, nous acceptons son arbitrage. Mohammed prit place parmi eux, et ils lui firent part de leur convention, en lui disant : nous accepterons ta décision : tu désigneras celui qui aura l'honneur de poser à sa place la pierre Noire.
Mohammed ôta de ses épaules son manteau, l'étendit par terre, plaça la pierre au milieu de ce vêtement et dit : Que chacun des quatre partis saisisse un coin du manteau et l'élève à la hauteur du mur du temple. Vous tous participerez ainsi à l'honneur.
Fort heureux de voir cesser leur lutte, les quatre partis, les Benî-Hâschim, les Benî-Oumayya, les Benî- Mâkhzoum et les Benî-Zohra, saisirent chacun un coin du manteau et le soulevèrent, avec la pierre posée au milieu, jusqu'à la hauteur du mur.
Ensuite ils dirent : Qui prendra maintenant la pierre pour la poser à la place où elle doit être sur le mur ? Mohammed dit : Maintenant que vous avez tous eu une part de l'honneur d'avoir soulevé la pierre, mettez-vous d'accord sur la personne qui devra la poser. Ils désignèrent tous unanimement Mohammed, qui prit de sa main la pierre et la posa sur le mur à la place qu'elle devait occuper. La maçonnerie du temple fut terminée, mais il restait à faire la toiture, et, à cette époque, il n'y avait à la Mecque ni bois, ni charpentier. Or un vaisseau marchand contenant du bois ayant abordé à Djeddah, les Mecquois achetèrent ce bois et chargèrent de la construction un charpentier copte, fixé à la Mecque. Suivant une autre tradition, rapportée par Mohammed Ben-Djarîr d'après les récits du livre Moubtedâ, le Nedjâschîn ke, roi d'Abyssinie, désirait faire construire, à Antioche en Syrie, une église qui porterait son nom.
A cet effet, ayant envoyé une personne pour évaluer les dépenses nécessaires et le bois qu'il faudrait, il rassembla tout le bois de petite et de grande dimension, coupé et préparé pour être mis en œuvre, le fit charger sur un grand vaisseau, y fit ajouter un surplus de bois, et fit monter sur le vaisseau d'habiles charpentiers et un inspecteur, avec l'argent nécessaire aux dépenses. Il les fit donc partir pour la Syrie, afin d'y construire l'église. Il y avait en Syrie quantité de bois, mais le roi d'Abyssinie voulait y employer son propre bois, suivant un de ces caprices habituels aux rois. Ce vaisseau, passant près de Djeddah, échoua ; le bois surnagea, les gens du vaisseau s'y placèrent, et le vent les porta à Djeddah, où ils abordèrent. Ils recueillirent et portèrent à terre tout le bois qui flottait à la surface de le mer. Ensuite l'inspecteur et les autres délibérèrent sur ce qu'ils devaient faire. Les uns disait : Nous sommes charpentiers, nous avons ici assez de bois pour construire un autre vaisseau et pour porter le reste en Syrie. Les autres disaient : (Cette petite quantité) ne serait pas digne du roi ; nous allons louer un autre vaisseau, par lequel nous nous ferons transporter. L'inspecteur dit : Je n'ose rien faire sans demander l'autorisation du roi ; je vais lui écrire ; nous attendrons ici ses ordres.
Lorsque les habitants de la Mecque eurent connaissance de cet événement, Abou-Talib et les anciens de la ville se rendirent à Djeddah, et demandèrent à l'inspecteur de lui acheter ce bois au prix qu'il voudrait. Ils lui dirent : Vends-nous ce bois, et prête-nous ces charpentiers pour un salaire que tu fixeras, car nous sommes en train de reconstruire le temple de la Ka'ba, ce temple qui a été élevé à Dieu par Abraham.
L'inspecteur répondit : Attendez que je demande les ordres du roi. Il loua un vaisseau, envoya un messager avec une lettre au Nedjâschî, lui raconta ce qui lui était arrivé, la perte du vaisseau, et lui demanda s'il devait revenir ou aller en Syrie. La fin de la lettre, il mentionna la proposition des habitants de la Mecque. Le Nadjâschî écrivit à l'inspecteur : Je donne tout ce bois au temple de la Ka'ba . Rends-toi à La Mecque avec les charpentiers, fais construire ce temple, et emploie l'argent que tu as avec toi aux dépenses de la construction. L'inspecteur fit ainsi ; ensuite il s'en retourna. Le temple existe encore aujourd'hui tel qu'il fut construit alors, sauf que Haddjâdj, fils de Yousouf, en détruisit avec une machine de guerre un coin, qu'il dit reconstruire tel qu'il avait été auparavant. Au moment de la construction du temple, Mohammed était âgé de trente-cinq ans. Lorsqu'il eut accompli sa quarantième année, il reçut sa mission prophètique.
Mission de Sida Mohammed
Lorsque Sidna Mohammed eut accompli sa quarantième année, Dieu envoya vers lui Gabriel, pour lui porter une vision. D'après une autre version, Mohammed avait alors quarante-trois ans. Mohammed Ben-Djarîr mentionne une tradition d'après laquelle le Prophète reçut la vision à l'âge de vingt ans.
Mais cela n'est pas exact ; car Mohammed a dit qu'aucun prophète n'a reçu sa mission avant l'âge de quarante ans, parce que ce n'est qu'à cet âge que la raison et l'intelligence arrivent à leur plein développement. Or, vers l'époque où Gabriel allait apporter à Mohammed sa mission prophétique, celui ci en remarquait les signes. Il voyait, la nuit, en songe, sans le connaître et non sans en éprouver de la crainte, Gabriel sous la forme d'un être énorme. Quand il marchait seul dans la ville de La Mecque, il entendait sortir des pierres, des décombres et des animaux, des voix qui lui disaient : «Salut à toi, ô Apôtre de Dieu !» Mohammed en éprouvait des craintes.
Il était d'usage parmi les Qoraïschites que tous ceux qui tenaient à la réputation d'hommes pieux se rendissent chaque année, au mois de rajab, sur le mont'Hira, pour y vivre jour et nuit dans le recueillement, désirant se retirer du commerce des hommes, et regardant cette solitude comme un acte de dévotion religieuse.
Cette pratique avait d'abord été en usage parmi les Benî-Hachim ; les autres tribus qoraïschites avaient suivi leur exemple ; mais les Benî-Hâschim l'observaient plus rigoureusement. Chaque tribu avait sur le sommet de la montagne un endroit où l'on avait élevé des constructions dans lesquelles on passait le temps de la retraite.
Cette année, Mohammed, en quittant la montagne, vint auprès de Khadîja et lui dit : «Ô Khadija, je crains de devenir fou».
- «Pourquoi ?» lui demanda celle-ci.
- «Parce que, dit-il, je remarque en moi les signes des possédés : quand je marche sur la route, j'entends des voix sortant de chaque pierre et de chaque colline ; et, dans la nuit, je vois en songe un être énorme qui se présente à moi, un être dont la tête touche le ciel et dont les pieds touchent la terre ; je ne le connais pas, et il s'approche de moi pour me saisir.
Khadîja lui dit : «Ô Mohammed, ne t'inquiète pas : avec les qualités que tu as, toi qui n'adores pas les idoles, qui t'abstiens du vin et de la débauche, qui fuis le mensonge, toi qui pratiques la probité, la générosité et la charité, tu n'as rien à craindre ; en considération de ces vertus, Dieu ne te laissera pas tomber sous le pouvoir du dîw ???. Avertis-moi, si tu vois quelque chose de ce genre».
Or, un jour, se trouvant dans sa maison avec Khadija, Mohammed dit : «O Khadija, cet être m'apparaît, je le vois »,
Khadija s'approcha de Mohammed; s'assit, le prit sur son sein et lui dit : «Le vois-tu encore ?
– Oui, dit-il.
Alors Khadija découvrit sa tête et ses cheveux, et dit : Le vois-tu maintenant?
– Non, dit Mohammed.
Khadija dit : Réjouis-toi, O Mohammed ; ce n'est pas d'un dîw, c'est un ange. Car si c'était un dîw, il n'aurait pas montré de respect pour ma chevelure et n'aurait pas disparu.
Quand Mohammed était triste, il se rendait sur le mont Hirâ et s'y livrait à la solitude, le soir, il rentrait à la maison, la figure triste et abattue. Khadija en était fort affligée.
Enfin, le jour arriva où Dieu fit parvenir à Mohammed sa mission prophétique.
Ce fut un lundi. Il est dit dans cet ouvrage (de Tabari) que ce fut le dix-huitième jour du mois de Ramadan. D'après d'autres traditions, ce fut le lundi, douzième jour du mois de Rabiâ Premier, que Mohammed reçut sa mission, le même jour du même mois où il était né, et qui fut plus tard, le jour de sa mort. La première de toutes les femmes qui embrassèrent l'islamisme fut Khadija ; le premier enfant fut Ali, et le premier de tous les hommes, Abou-Bakr. Toute cette nuit, et le jour suivant, le Prophète resta plongé dans la réflexion, et fut très soucieux, ne sachant pas à qui il révélerait d'abord son secret, craignant que les hommes ne le regardassent comme fou et qu'ils ne voulussent pas le croire.
Source : Le Matin
A Suivre . . .
Posté le 03/10/2008 | 133 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
02.10.2008 - A Méditer . . . : La France - Baisse de la TVA sur les travaux d'amélioration
La Rubrique – A Méditer . . .
La France :
Baisse de la
TVA sur les
Travaux d'amélioration
La baisse du taux de TVA sur les travaux portant sur des logements achevés depuis plus de deux ans intervenue depuis le 15.9.99 à titre expérimental, prorogée jusqu'au 31.12.2005 est désormais applicable jusqu'au 31.12.2010 en vertu d'une directive 2006/18/CE du conseil du 14 février 2006 modifiant la directive 77/388/CEE en ce qui concerne les taux réduits de taxe sur la valeur ajoutée.
La taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux de 5,5 % au lieu de 19,6% sur les travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien portant sur les locaux à usage d'habitation achevés depuis plus de deux ans et sur certains éléments d'équipement.
Elle s'applique aux travaux pour lesquels une facture est émise entre le 15.9.1999 et le 31.12.2005. L'application de la TVA à taux réduit à certains services à forte densité de main d'oeuvre a été prorogée jusqu'au 31.12.2005 par l'accord de l'ensemble des Etats membres.
La condition d'achèvement depuis plus de deux ans ne s'applique pas lorsque les travaux sont urgents ; tels que les travaux de plomberie en cas de fuite, les travaux de serrurerie en cas d'effraction ou de perte de clés...
Lorsque les travaux sont réalisés dans les parties communes des immeubles collectifs, ils bénéficient de l'application du taux de TVA à 5,5 % dès lors que l'immeuble comprend plus de 50 % de locaux à usage d'habitation.
Posté le 03/10/2008 | 23 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
02.10.2008 - A Méditer . . . : Le Sénat Américain Adopte Le Plan de Sauvetage
La Rubrique – A Méditer . . .
La Crise Financière :
Le Sénat Américain adopte le
plan de sauvetage de
700 milliards de dollars
Une grande partie des 700 milliards sera
utilisée pour racheter les mauvaises
créances hypothécaires. Ce nouveau plan
prévoit dorénavant qu'une partie de
cette somme, 110 milliards sera
destinée à des réductions d'impôts.
Cette disposition devrait faciliter
l'adoption du texte à la Chambre des
représentants, qui a rejeté le
plan lundi, et qui doit revoter vendredi.

Les dirigeants du Sénat annoncent à la
presse que le plan de sauvetage a été adopté
Les sénateurs américains ont adopté mercredi 1er octobre le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars (501 milliards d'euros), redonnant vie à ce plan. Le décompte final des voix au Sénat est de 74 voix pour, 25 contre.
Après l'avoir rejeté lundi, la Chambre des représentants semblent mieux disposer à le soutenir. Elle doit en effet se prononcer de nouveau vendredi. Pour faire passer la pilule à la Chambre des représentants, les dirigeants du Sénat ont agrémenté le texte de réductions d'impôts destinées aux entreprises et à la classe moyenne, à hauteur de 110 milliards de dollars (78,8 milliards d'euros), et quelques autres dispositions destinées à faciliter leur réélection dans un mois.
Retour d'Obama et McCain
à Washington
Le gouvernement pourrait utiliser l'essentiel de cet argent pour racheter les mauvaises créances hypothécaires des sociétés financières chancelantes et des investisseurs. La nouvelle mouture prévoit également de 100.000 à 250.000 dollars (entre 71.605 et 146.791 euros) pour garantir les dépôts bancaires.
Les deux candidats à la présidentielle, le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, tous deux sénateurs, sont rentrés à Washington pour marquer leur soutien à ce vote historique. Une telle intervention publique est sans équivalent depuis des dizaines d'années, et ils l'ont tout deux approuvé.
"C'est ce qu'il nous faut maintenant pour éviter que le pays n'aille à la catastrophe", a estimé le sénateur de l'Illinois devant ses pairs. De son côté, John McCain avait indiqué dans le Missouri, avant de s'envoler pour Washington : "Si nous manquons d'agir, les rouages de notre économie vont s'arrêter".
A la Maison Blanche, le président Bush avait rappelé sa position : "Il est important que les parlementaires prennent ce texte très au sérieux".
A la Chambre, les responsables de groupes politiques travaillent fiévreusement à convaincre suffisamment d'opposants pour que le texte soit adopté vendredi, en évitant de déclencher une nouvelle tempête boursière et financière. Les 133 républicains qui ont voté contre le texte lundi sont particulièrement sollicités.
Lundi dernier, à la surprise générale, 228 représentants avaient contrecarré 205 voix pour, envoyant par le fond les marchés. Le Dow Jones avait perdu 777 points. Cette fois, la Bourse de Wall Street a réagit prudemment, perdant 48 points, ou 0,44%, à 10.839 points.
Source : Le Nouvel Observateur
Posté le 02/10/2008 | 31 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
30.09.2008 - A Méditer . . . : La Crise Financière . Dexia : 6,4 Milliards injectés
La Rubrique – A Méditer . . .
La Crise Financière :
Dexia :
6,4 Milliards injectés par les Gouvernements Belge et Français
La ministre de l'économie Christine
Lagarde a salué l'accord trouvé dans la
nuit de lundi à mardi entre les Gouvernements
Belge, Français et Luxembourgeois pour
renflouer le bancassureur.
Il était du « devoir et de l'intérêt » de
l'Etat Français d'agir, a-t-elle estimé.

L'Etat français « a considéré qu'il était de son devoir et de son intérêt » de venir en aide, aux côtés des gouvernements belge et luxembourgeois, de la banque franco-belge Dexia, a déclaré, mardi 30 septembre, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde. « Il y avait un risque que l'établissement ne passe pas la journée, ce qui aurait constitué un risque systémique pour la stabilité du système financier », a-t-elle estimé.
Après avoir renfloué Fortis, les gouvernements belges et français ont volé au secours, dans la nuit de lundi à mardi, de la banque Dexia, pour éviter que la tempête financière ne fasse une nouvelle victime en Europe. Son cours avait dévissé la veille en Bourse en perdant près de 30%. Le capital du bancassureur franco-belge est désormais détenu à la majorité par les pouvoirs publics de ces deux pays. L'accord a été trouvé après une longue nuit de négociations à Bruxelles : ce seront 6,4 milliards d'euros qui seront injectés dans Dexia par la France et la Belgique.
Une intervention de
l'Etat indispensable
Selon Christine Lagarde, « l'opération au capital et la souscription au capital du groupe interviendra dans les 15 jours ». « Il était indispensable que l'Etat intervienne et souscrive au capital de Dexia pour deux raisons », a-t-elle précisé. D'une part, « pour permettre la continuité du financement des collectivités locales » : Dexia « finance la moitié des collectivités territoriales françaises », a-t-elle rappelé. « D'autre part parce qu'en raison de la taille de l'établissement et du rôle qu'il joue sur les marchés, il était indispensable de recapitaliser pour assurer la stabilité du système financier », a ajouté la ministre.
Dexia
avait 605 Milliards d'euros
d’actifs fin 2007
Christine Lagarde s'est félicitée de la réaction « très rapide, en moins de 24 heures de trois pays européens, qui ont permis la recapitalisation et le rétablissement d'un groupe qui était menacé ». « Dans la journée de lundi, la société Dexia a été particulièrement attaquée », sur les marchés, a poursuivi la ministre. « Il en est résulté, dans le courant de l'après-midi, une situation de liquidité, de nature, si elle n'était pas résolue dans des délais rapides, à la conduire en situation de défaillance probablement dès le lendemain », a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, « les Etats ont convenu de revoir les organes de gestion, ce qui est une façon élégante d'indiquer la décision de procéder au remplacement des dirigeants », a dit Christine Lagarde.
Les deux dirigeants de Dexia, Pierre Richard et Axel Miller, ont démissionné mardi de leurs fonctions.
Pour Christine Lagarde, les ministres des Finances de l'Union européenne devront se demander dans quelle mesure ils doivent « travailler de manière encore plus étroite et encore plus concertée » qu'ils ne l'ont « fait jusqu'à maintenant si c'était nécessaire ».
Le PS approuve
Les députés PS se sont ralliés au plan de renflouement de Dexia décidé par les gouvernements français et belge. « L'unité nationale, quand il s'agit de saluer une décision qui a été prise, je trouve cela normal et légitime », a déclaré à la presse le président PS de la commission des Finances Didier Migaud. "Après, cela ne veut pas dire que l'on approuve toute la politique qui est conduite. Les difficultés de la France sont pour partie issues de la crise financière mais pas seulement", a-t-il ajouté.
Le renflouement de Dexia « coûte trois milliards d'euros, c'est-à-dire que les contribuables sont appelés à la rescousse d'une banque, mais je crois que cette mesure était indispensable », a ajouté le vice-président du groupe PS Jérôme Cahuzac. « Il était inimaginable de laisser s'écrouler cette banque, qui est celle des collectivités locales », a ajouté le député-maire PS de Villeneuve-sur-Lot.
Buffet exige des contreparties »
La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a estimé quant à elle que l'Etat devait imposer des « contreparties » à la banque Dexia, en limitant son octroi de prêts à taux variable qui « étranglent » les collectivités locales. La France disposera de « 25% du capital de Dexia », à la suite de l'augmentation de capital décidée dans la nuit de lundi à mardi, « soit une minorité de blocage ». Donc « la contrepartie est simple », a-t-elle ajouté: « il faut limiter les taux variables qui étranglent les collectivités territoriales de notre pays ».
« Si Dexia augmente les taux d'intérêt des prêts, les collectivités seront contraintes d'augmenter les impôts locaux, et au final, de faire payer par les populations les conséquences de la crise financière », ajoute Marie-Georges Buffet. « Nicolas Sarkozy doit exiger que Dexia donne publiquement des garanties sur le maintien des taux d'intérêt pour l'ensemble des collectivités territoriales », ajoute-t-elle.
La France injecte 3 milliards
L'accord prévoit que les autorités fédérales et régionales et les investisseurs institutionnels belges injecteront 3 milliards d'euros dans le groupe, le gouvernement français et la Caisse des dépôts et consignations 3 autres milliards, et le gouvernement luxembourgeois 376 millions.
Alors que les gouvernements belge et français souscriront à une augmentation de capital, le gouvernement luxembourgeois souscrira à une émission d'obligations convertibles en actions, comme pour Fortis. « Nous avons sauvé Fortis et Dexia, mais au-delà, c'est l'ensemble du système financier qui est consolidé par cette action concertée des trois gouvernements », a estimé le ministre luxembourgeois du Budget, Luc Frieden.
La répartition de l'effort de renflouement entre pouvoirs publics et actionnaires existants est la suivante: côté belge, le gouvernement fédéral, les autorités régionales et les actionnaires institutionnels (holding Arcofin et assureur Ethias) mettent un milliard chacun. Côté français, le gouvernement va mettre un milliard et la Caisse des Dépôts et consignations 2 milliards.
Minorité de blocage
pour l'Etat Français
Le capital de Dexia se répartit actuellement entre, côté belge, Arcofin (17,7%), les communes belges (16,2%), Ethias (6,3%), et côté français, l'assureur CNP (2%) et la Caisse des dépôts et consignations (11,7%). Les salariés détiennent 3,8%.
A l'issue de l'opération, la partie belge détiendra toujours « la part la plus importante » de Dexia, selon le ministre belge des Finances, Didier Reynders. L'Etat français et la Caisse des dépôts détiendront ensemble une minorité de blocage, sous la forme d'une « part à peine supérieure à 25% », a-t-il précisé.
Dans le même temps, les deux dirigeants de la banque, Pierre Richard et Axel Miller, ont annoncé leur démission pour « tirer les conclusions de la crise financière actuelle et de son impact sur le groupe Dexia », selon un communiqué.
Les marchés européens rassurés
Le renflouement de l'établissement semblait rassurer les investisseurs. Après une période de suspension de sa cotation, l'action Dexia a repris plus de 10% à la Bourse de Paris.
Le sauvetage de Dexia intervient un peu plus de 24 heures après que les gouvernements belge, luxembourgeois et néerlandais aient décidé, dimanche soir, de renflouer le groupe belgo-néerlandais Fortis, un autre pilier de la bancassurance du Benelux, à hauteur de 11,2 milliards d'euros.
Fortis a été la première banque européenne à subir de plein fouet la tempête qui balaie le secteur financier américain depuis mi-septembre, faisant craindre une contagion sur l'ensemble du continent.
Source : Le Nouvel Observateur
Posté le 01/10/2008 | 127 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
30.09.2008 - A Méditer . . . : La Crise Financière - Le cadeau aux banques explose au Capitol !
La Rubrique – A Méditer . . .
La Crise Financière :
Le Cadeau aux Banques
Explose au Capitole !
Stupeur !
La Chambre basse américaine a rejeté le plan de 700 milliards de dollars. Le compte à rebours s’est terriblement accéléré. Les élections américaines brouillent le jeu. En l’absence d’une intervention massive de l’Etat, le secteur privé sera appelé à la rescousse.
Impact jusqu'en Asie.

Une fois de plus, on pensait l’affaire sous toit. Hier matin, républicains et démocrates américains semblaient avoir trouvé un compromis pour accpeter, si ce n’est de bon cœur, tout du moins par raison, le fameux plan de sauvetage de 700 milliards de dollars destiné au secteur financier de Wall Street (lire ci-contre). Or, ce fut le coup de théâtre! La Chambre des représentants (l’équivalent du Conseil national suisse) a refusé hier soir d’offrir ce que la majorité des élus a visiblement considéré comme un chèque en blanc aux banquiers de Wall Street. Par 228 voix contre le plan de sauvetage et 208 pour, ce dernier a ainsi été repoussé aux calendes grecques.
«C’est vrai, tout s’est compliqué du fait des élections américaines à venir, lors desquelles les citoyens ne doivent pas seulement élire un président, mais également renouveler leurs représentants à Washington, confie ce Suisse résidant à New York depuis des années. Nombre de parlementaires n’ont dès lors pas voulu se distancier de leur électorat, très hostile à ce cadeau royal offert par George W. Bush à un système financier criminel.»
Colère des contribuables
C’est un fait: si 60% des représentants républicains ont voté contre l’intervention de l’Etat – à la fois pour des raisons dogmatiques (l’Etat n’a pas à sauver le secteur privé), mais aussi pour la défense du petit contribuable – la surprise est venue du camp démocrate: plus de 40% de ses élus se sont opposés à ce don de 700 milliards de dollars. Et pour cause. Les cols bleus, entendez par là la classe ouvrière américaine, auraient dû passer à la caisse, comme tout contribuable. L’augmentation d’impôts oscillerait ainsi entre 3000 et 5000 dollars par année pour la classe moyenne et par personne. «Ce plan, ajoute notre interlocuteur, a été rejeté par une majorité d’élus parce qu’il fait payer le contribuable lambda et ne donne en outre aucune garantie au petit propriétaire qu’il pourra conserver sa maison.»
Beaucoup! Beaucoup trop pour un seul pays. Cette mauvaise nouvelle s’est immédiatement propagée sur la planète financière, comme à l’accoutumée. Dans les minutes qui ont suivi, la Bourse brésilienne de São Paulo a chuté de 10% et a dû suspendre ses opérations durant une demi-heure, le temps pour les courtiers de revoir les ordres d’achat et de vente. Pire: le Dow Jones est immédiatement parti à la baisse, comme le Nasdaq. Ils ont plongé le premier de… près de 7%, le second de plus de 9%. Et pour cause.
Les jours sont comptés
Depuis une semaine, les marchés ont vécu avec la certitude qu’une solution à l’hémorragie financière du système bancaire allait être trouvée. Bon gré, mal gré. Or, là, le compte à rebours s’accélère, malgré les dénégations de Barack Obama – «J’ai confiance. Les députés travaillent encore à un compromis.» – ou du président américain, totalement discrédité: «Avec mes conseillers économiques, nous allons nous attaquer de front à cette crise financière.»
Le calendrier est en effet ce qu’il est: d’une part, les discussions entre les deux Chambres (Sénat et représentants) ne pourront reprendre que d’ici à jeudi prochain. Aujourd’hui et demain, les fêtes juives conduisent le Congrès à ne pas siéger. Et d’autre part, la date des élections américaines s’approche dangereusement, puisqu’elles se dérouleront le 4 novembre prochain et qu’il y a peu de chances que
le citoyen de l’Oregon ou du Wisconsin – qui, pas plus que l’Européen moyen, n’a désiré cette crise historique – change d’avis et accepte de payer une facture qui ne leur est pas imputable.
Or, ni les marchés internationaux ni même les citoyens américains ne se sont posé la question de l’absence d’intervention de Washington. Car sauvetage, il doit y avoir, au risque de connaître cette fameuse crise systémique dont on parle depuis des semaines. Le secteur financier privé dans son ensemble pourrait bien devoir, au coup par coup, intervenir dans l’urgence.
*****************************************************
Le plan contesté