Almadina Concept

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16.11.2008 - Le Développement Durable : Leurs Architectes et les … « Architectes » de chez nous !!!

La Rubrique – Le Développement Durable :

 

Leurs Architectes et les …

«  Architectes » de chez nous !!!

 

ITALIE 

Andrea Palladio,

maître d'élégance

 

Le 500e anniversaire de la

naissance de l'architecte Andrea

Palladio est un excellent prétexte pour

 découvrir ou redécouvrir ses

merveilles architecturales à

Venise et en Vénétie.

 

Andrea PALLADIO . Pallazo Valmarana Braga

14 Décembre 1565

 

Considéré comme le plus grand maître européen de l'aménagement de l'espace, Palladio est, à bien des égards, le premier architecte moderne. Il n'était pas prolifique puisqu'il n'a jamais dessiné que quelques églises, deux petites douzaines de villas et un palazzo par-ci par-là. Mais par leur élégance naturelle, ses réalisations ont marqué un tournant en architecture. Sans Palladio, il n'y aurait pas de Capitol Hill, pas de Regent Street, pas de maisons à portique en lisière de terrains de golf pour les épouses de footballeurs, pas de Banque d'Angleterre.


Le 30 novembre, on fêtera le 500e anniversaire de la naissance de Palladio. Ce fils de la Vénétie a débuté sa carrière à 13 ans comme apprenti chez un sculpteur et tailleur de pierres. Une grande exposition rétrospective vient d'ouvrir ses portes à Vicence et sera présentée à la Royal Academy of Arts de Londres en janvier prochain [voir plus bas].

 

Rien ne saurait toutefois remplacer une visite des réalisations du génial architecte. Pour beaucoup, le nom de Palladio évoque la basilique San Giorgio Maggiore, dont la façade qui s'irise de rose à l'aube séduisit Turner et Monet. Posée sur l'île du bassin de Saint-Marc, elle offre un bel aperçu de la façon dont Palladio a ouvert ses bâtiments à la lumière en leur conférant une sérénité et une symétrie qui tranchent sur l'exubérance gothique de la place Saint-Marc.


De même, ses villas des environs de Venise et de Vicence sont d'une beauté à couper le souffle. Des circuits organisés prévoient une visite des demeures palladiennes bordant la Brenta. D'autres sont accessibles par la route en partant de Vicence, à commencer par la villa Rotonda, trônant sur une colline et surmontée d'un dôme. Le circuit au départ de Venise est moins agréable : des pans entiers du paysage sont gâchés par un enchevêtrement de routes et de bâtiments industriels. Mais on voit encore surgir ici et là une bâtisse comme la villa Emo à Fanzolo, semblable à un petit temple grec. De part et d'autre de la maison de maître, symétriques, s'étirent les longues galeries basses en arcades des barchesse (bâtiments de ferme). Ce genre de demeure, hymnes à l'ego de ses propriétaires, était une résidence secondaire autant qu'une ferme. La villa Emo se dresse dans toute sa majesté au beau milieu du domaine. Palladio est allé chercher son inspiration à Rome, croquant les ruines au fil de ses promenades dans la ville et s'efforçant de restituer l'aspect des villas classiques, sans pour autant se plier servilement aux modèles. Il dessinait des pièces bien proportionnées, spacieuses et agréables. A la villa Godi, perchée au sommet d'une colline au nord de Vicence, il avait ainsi prévu des systèmes remarquables pour laver la vaisselle avec de l'eau chauffée par les fours à pain. Les céréales étaient ingénieusement stockées au-dessus des pièces les plus somptueuses, au sec et à l'abri.

En suivant Palladio depuis Venise par les campagnes, nous arrivons enfin à Vicence, petite ville à l'architecture exceptionnelle. Les élégantes boutiques, héritage du commerce de l'or et des métaux précieux, les rues décorées de piliers et de portiques plongent le visiteur dans une ambiance XVIe siècle. Palladio est ici omniprésent. Deux édifices sont incontournables. Le premier est la Basilica, l'ancien palais de justice médiéval, doté d'une façade à double étage. Le deuxième bâtiment est l'extraordinaire théâtre Olympique, l'unique théâtre de la Renaissance parvenu jusqu'à nous. Palladio l'a dessiné selon l'idée qu'il se faisait d'un théâtre romain, avec un demi-cercle de gradins faisant face à une avant-scène rectangulaire. A travers les arcades, le public aperçoit les décors – des rues en bois inclinées et ramassées pour donner une impression de profondeur. On se croirait dans une immense maison de poupée en forme de théâtre.

Avec ses Quatre Livres de l'architecture, Palladio, ni riche ni puissant, a laissé derrière lui un témoignage de tout ce qu'il avait appris. Il fut le premier architecte à imposer sa griffe, qui a depuis été imitée, notamment dans les maisons de maître des plantations de Caroline du Sud.

Source : Courrier International



16/11/2008
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