Almadina Concept

Almadina Concept

15.05.2008 : La Rubrique - Le Développement Durable : La durabilité doit être gravée dans le marbre constitutionnel

La Rubrique – Le Développement Durable :

 

La durabilité doit

être gravée dans le

marbre constitutionnel

 

Ne pas voler à nos enfants ce dont ils auront besoin pour vivre. Voilà un principe simple et essentiel. Nous appelons les futurs élus à l'Assemblée constituante genevoise à placer ce principe au coeur de leurs travaux. Pour que notre future constitution soit un exemple dans l'histoire. La première Constitution fondée prioritairement sur le critère du développement durable.

Nous appartenons à la famille politique, le Parti radical, qui a créé la Genève moderne. Les droits fondamentaux, la liberté de presse, de culte, de commerce, l'école publique obligatoire sont notre fierté. De même que les assurances sociales, l'AVS, le congé maternité. Tout ce qui a fait de la Suisse, pays pauvre et exsangue au début du XIXe siècle, l'un des pays les plus prospères et les plus justes du monde.

Notre devoir est pourtant de ne pas nous contenter de ces succès. Le 5 novembre 1898, Georges FAVON écrivait que le Parti radical ne pouvait se satisfaire d'avoir obtenu ce pour quoi il était né. Certes, «la démocratie politique a été portée par nous presque à ses extrêmes limites: la souveraineté populaire est un fait. Maintenant, c'est un souci plus profond d'égalité qui travaille le peuple, c'est la question sociale qui se pose.»

Cent dix ans plus tard, héritiers de FAVON, nous disons qu'aujourd'hui, c'est la question de notre responsabilité à l'égard des générations futures qui se pose. Une question à deux volets: les ressources naturelles et les ressources financières.

L'environnement? Parlons-en. Unanime, le Grand Conseil vient de voter une résolution en faveur de la société à 2000 Watts. Mais sans se donner ni de délais, ni de moyens pour y parvenir. Simultanément, les Services Industriels de Genève, soutenus dans ce projet par le Conseil d'Etat et même par des élus écologistes, veulent construire au Lignon une centrale électrique à gaz. Assez d'incohérence! La nature ne doit plus servir d'argument électoral kitsch. Il n'est plus temps. Si l'on veut parvenir à sauver notre planète, montrons l'exemple. En nous engageant à ne plus augmenter notre dépendance à l'égard des énergies non renouvelables, nucléaire et gaz y compris.

Mieux: à la réduire progressivement au rythme de 1% tous les deux ans. C'est un objectif simple. Précis. Ambitieux, mais réaliste. Les moyens techniques existent pour réduire la consommation énergétique de nos immeubles, de nos ordinateurs, de nos voitures. Et sans recourir aux taxes ni aux subventions, mais en agissant sur le marché, comme le prévoit notre programme (www.radical.ch).

Cela vaut aussi pour les finances publiques. Au cours de la dernière quinzaine d'années, Genève s'est endettée plus que n'importe quel Etat européen. Notre confort, nous l'avons financé sur le dos de nos enfants. La dette, tout comme la pollution, est une bombe à retardement. Elle réduit la capacité d'agir. Elle obligera nos enfants à payer les erreurs du passé, plutôt qu'à investir dans les succès de l'avenir.

La future Constitution doit donner le cadre d'une politique de désendettement. Et fixer un minimum de 2% annuels de baisse de la dette (environ 200 millions) jusqu'à ce que nous ayons atteint un niveau responsable. A terme, la dette ne doit plus dépasser 50% du budget cantonal.

Le comité directeur du Parti radical genevois a approuvé ces deux principes fin avril. Nos élus à l'assemblée constituante tenteront d'obtenir que ces principes finissent gravés dans le marbre constitutionnel.

Source : La Tribune de Genève



15/05/2008
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 1653 autres membres