Almadina Concept

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26.11.2009 - Les Variétés : Sarah PALIN n'a pas dit son dernier mot

La Rubrique – Les Variétés

 

Sarah PALIN n'a pas dit son

dernier mot

 

Coéquipière imprévisible de McCain à la

Présidentielle Américaine, elle revient avec un

 livre et bouscule le camp républicain.

Même si une candidature à la

présidence «n'est pas sur son

écran radar», Sarah PALIN n'exclut pas de

 jouer «un rôle» dans la campagne de 2012.

Finira-t-elle par prendre la tête d'un parti républicain en pleine crise d'identité, comme ses partisans l'affirment, vantant sa fraîcheur, son charisme et son flair, ou restera-t-elle «un pitbull avec du rouge à lèvres», selon ses propres mots, une sorte de «trublion en jupons» dont les prises de position, souvent radicales et simplistes, contribueront sur le long terme à marginaliser son parti ? Un an après l'apparition de Sarah Palin dans la campagne électorale du républicain John McCain dont elle avait accepté d'être la candidate à la vice-présidence, le débat continue de battre son plein.

Qu'elle exaspère ou qu'elle fascine, l'ex-gouverneur de l'Alaska, qui dit être en phase avec «la vraie Amérique», est incontestablement devenue un élément clé du débat politique américain. Ses tailleurs bien coupés et ses formules mordantes, son style mi-bcbg mi-popu, ses prises de position vigoureuses en faveur du courant social-conservateur du parti républicain - contre l'avortement et le mariage homosexuel notamment - l'ont transformée en symbole de la droite décomplexée. Elle est celle qui monte au créneau pour défendre l'Amérique blanche et rurale «délaissée» par l'establishment de Washington. Celle qui se fait l'avocat des chasseurs menacés de se voir retirer leurs fusils. Celle qui cloue au pilori la candidate républicaine Dede Scozzafava pour son centrisme et accuse Obama de vouloir créer «des tribunaux de la mort» avec sa réforme de la santé.

Plusieurs néologismes - comme «palinistes» ou «palinoïdaux» - sont d'ailleurs apparus dans le vocabulaire des commentateurs politiques pour désigner les partisans de Palin, preuve de la force du créneau idéologique sur lequel elle s'est installée. L'intérêt médiatique que suscite son livre Going Rogue, an American Life (que l'on pourrait traduire par «Entrée en rébellion»), sorti mardi en librairie, est la marque de ce succès. Palin est déjà passée lundi par l'émission d'Oprah Winfrey, le talk-show le plus couru d'Amérique. Son éditeur Harper Collins anticipe des ventes de centaines de milliers d'exemplaires.

Depuis qu'elle a démissionné de son poste de gouverneur de l'Alaska - une décision subite qui a stupéfait son électorat - Sarah Palin n'a cessé de hanter la scène politique américaine, revenant régulièrement à la une pour critiquer l'Administration Obama ou soutenir un candidat conservateur lors d'une élection locale. Mais son livre lui donne l'occasion de répondre aux critiques de ses détracteurs, de corriger l'image de politicien amateur que ses déclarations à l'emporte-pièce et ses piètres performances en politique étrangère lui ont value. Elle s'y définit comme une «conservatrice de bon sens», respectueuse des traditions et de l'histoire, héritière de Reagan et Thatcher. Comme une «maman qui travaille» façonnée par l'Alaska, son «esprit pionnier» et son attachement aux valeurs fondamentales de l'Amérique, contrairement à «tous ces fonctionnaires qui ont couché» avec le lobby du pétrole. Palin profite aussi de l'ouvrage pour régler ses comptes avec la presse et certains collaborateurs de McCain, ce qui devrait contribuer à déchaîner le débat qui agite les rangs républicains sur la stratégie à venir. De là à prédire que ce livre annonce une candidature à la présidence des États-Unis en 2012, il y a un pas que la politicienne ne franchit pas tout à fait. Dans une interview, elle affirme seulement que cet objectif «n'est pas sur son écran radar» sans exclure de jouer «un rôle». «Mon ambition est d'aider notre pays d'une manière ou d'une autre… Si le peuple me veut, je serai là», dit-elle. Soixante pour cent des Américains estiment pourtant qu'elle n'a pas la stature d'un chef d'État. Et 53 % affirment qu'ils ne voteront «certainement

Source : Le Figaro



26/11/2009
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