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03.03.2010 - L'Environnement : Après une "erreur" sur la fonte des glaciers, le GIEC est mis en cause

La Rubrique – L’Environnement :

 

Climat de doute sur le réchauffement

 

Après une "erreur" sur la fonte des glaciers, le GIEC est mis en cause pour son analyse des catastrophes naturelles

 

Sale temps pour le réchauffement. Le groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) qui a obtenu le prix Nobel en 2007 pour son quatrième rapport sur le réchauffement a reconnu une erreur sur la fonte des glaciers himalayens. Il est aussi mis en cause par le Sunday Times pour avoir établi trop rapidement le lien entre réchauffement et l’aggravation des catastrophes naturelles.

Les glaciers, "une regrettable erreur"

Dans son quatrième rapport 2007, qui a servi de base au sommet mondial sur le climat de Copenhague, le GIEC annonce une disparition des glaciers de l’Himalaya " d’ici à 2035, voire avant". Samedi, l’Indien Rajendra Pachauri, président du GIEC, a officiellement reconnu une "regrettable erreur" liée à des "procédures établies qui n’ont pas été correctement suivies". Ce chiffre était fondé sur une courte interview d’un scientifique indien qui a admis ensuite n’avoir pas étayé son estimation. Le GIEC va réviser ces chiffres mais ne remet pas en cause l’accélération de la fonte des glaciers d’Himalaya, des Andes et de l’Hindu-Kush au XXIe siècle.

Des financements publics contestés

Les conclusions du GIEC ont servi de base à un programme de recherche de 2,5 millions d’euros de l’Union européenne. Le Sunday Times a révélé que la plupart de cet argent sera alloué à l’Institut de l’énergie et des ressources indiennes (Teri) de … Rajendra Pachauri. "Les contribuables européens financent des recherches à propos d’une affirmation dont tout scientifique peut se rendre compte qu’elle est factice", dénonce le quotidien britannique.

Réchauffement-catastrophes, un lien trop faible?

Après le "climategate" provoqué par la publication de mails de scientifiques de l’université d’East Anglia début décembre, et le  "glaciergate"  de la semaine dernière, une troisième polémique vient ajouter aux ennuis du GIEC. Elle concerne la conclusion selon laquelle le réchauffement climatique aggraverait les catastrophes naturelles du type ouragans, inondations, sécheresse. Le Sunday Times affirme que l’étude sur laquelle s’est appuyée le GIEC n’a pas été validée selon la procédure scientifique habituelle. Au moins deux scientifiques du groupe ont considéré que le lien était trop faible.

Le GIEC va "réexaminer" les preuves de ce lien, affirme son vice-président, Jean-Pascal Van Ypersele dans le Sunday Times. La question des catastrophes naturelles a été un thème majeur des discussions du sommet de Copenhague. Les pays en développement demandaient 100 milliards de dollars annuels pour s’adapter notamment à ces risques aggravés.

 

Source : Metro France



03/03/2010
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